Cited by 3Social Media and PoliticsMisinformation and Its ImpactsChina's Socioeconomic Reforms and Governance

Les rumeurs et la téléphonie mobile : participation et résistance dans la Chine contemporaine

Open access
Liu, Jun, Rochefort, David·2017·Participations

Abstract

Cet article présente les caractéristiques et la nature des rumeurs diffusées par téléphone portable en Chine contemporaine. Cette enquête, portant sur six cas d’étude et basée sur une cinquantaine d’entretiens approfondis, étudie comment les rumeurs colportées par téléphone portable sont devenues une forme à part entière de résistance populaire. Le bas coût et la facilité d’accès aux téléphones ont considérablement réduit le seuil de protestation et offert aux gens, en particulier ceux sans grandes compétences technologiques, une opportunité inédite d’organisation, de coordination ou de résistance. La visibilité mutuelle permise par un réseau de téléphones portables ancré dans des relations interpersonnelles ( guanxi ) augmente la crédibilité de l’information ainsi que le sentiment de sécurité, et encourage ainsi la participation. De plus, la communication mobile synchronique permet l’accumulation des discours de la rumeur, qui devient alors très rapidement résistance. La diffusion de rumeurs par téléphone portable, en tant que nouvelle forme de politique conflictuelle, met en évidence l’opposition à la censure gouvernementale et au contrôle des communications, ainsi que la résistance à l’usage par les autorités des accusations de colporter des rumeurs pour faire taire toute voix divergente. En s’appuyant sur le cas des rumeurs, cette étude tente ainsi d’élargir la compréhension de la participation politique en Chine contemporaine.

AI snapshot

Written from the paper’s full text.

TL;DR

This article argues that rumors circulated via mobile phones in contemporary China have become a distinct grassroots form of popular resistance and political participation, rather than merely false information. Drawing on six case studies and in-depth interviews, it shows how the technology's low cost, speed, and embeddedness in interpersonal networks lower the threshold for protest and help citizens defy state censorship and the official "rumor" label.

Key findings

  • Mobile-phone rumors function as a special form of grassroots resistance: the cheap, easy-to-use device lowers the average protest threshold and lets ordinary people, including those with limited communication skills, organize, coordinate, or join resistance.
  • Mutual visibility within a guanxi-embedded mobile network raises both the perceived credibility of information and participants' sense of security, encouraging participation; synchronous communication lets rumor discourse accumulate and convert into resistance very quickly.
  • The study reports that nearly half of interviewees said they would keep forwarding messages even after the government classified them as "rumors," and cites a China Youth Daily survey in which 73.1% blamed rumor proliferation on the authorities' lack of transparency.
  • Case evidence includes the 2010 Shanxi earthquake rumor (thousands fled into the streets at night; authorities sent over 20 million SMS urging people not to forward), the 2011 Xiangshui chemical-explosion rumor (over 10,000 residents of four cantons in the streets within about two hours), the 2007 Xiamen and 2011 Dalian anti-PX protests (over 10,000 marchers in Dalian), and the 2008 Weng'an incident (nearly 30,000 people attacked and burned a police station, per Xinhua).

Methods

  • Qualitative, contextualist design following Shibutani's "situational approach," treating rumor as unofficial communication and collective action; six case studies of mobile-phone rumors in contemporary China.
  • Fieldwork and telephone/face-to-face interviews conducted in China between 2007 and 2011, using snowball sampling through mobile connections to reach hidden populations; 85 people took part and 54 agreed to be interviewed (23 men, 42.6%; 31 women, 57.4%; average age 38.9), with five assistants recording rumor flows in bounded group settings.
  • Interviews lasted about 90 minutes and covered three question sets: the content and timing of received rumors, how people interpreted and whether they believed them, and how they handled and forwarded them.

Limitations

  • The authors state that the "resistance identity" tied to rumor communication is temporary and event-bound, collapsing shortly after the triggering event, and can hardly transform into a legitimating identity — which limits its long-term societal impact.
  • The authors explicitly state they do not investigate the origin of rumors, whether they are true, or who the alleged "malicious organizer" is; they focus on the medium and motives rather than content.
  • Evident in the text: the abstract describes "50+ in-depth interviews" while the sample section reports 54 of 85 participants, and the abstract emphasizes people "without good communication skills" whereas a later passage says the emerging resistance especially benefits "those who possess strong technological skills" — an internal inconsistency.

Model-written summary. Check it against the paper before relying on it.

Integrity signals

Registry

Crossref · 10.3917/parti.017.0059

Cites

38 of 38 references verified0 citation errors · 0 not checkable

Statistics

Nothing to recompute.

Claims the paper makes

0 of 57 cited sources checked · 0 supported · 0 flagged

  • Findingcitation
    § La›rumeur›et›les›médias›numériques›en›Chine›:›méthodes›de›recherche› et›cas›pratiques Suivant la définition de Shibutani, nous étudions la rumeur comme une communication non officielle et comme une forme d'action collective, en prenant six exemples de rumeurs propagées par téléphone portable dans la Chine contemporaine.En ce qui concerne le choix des méthodes, certaines critiques affirment que les recherches effectuées en laboratoire sur les rumeurs sont éloignées des circonstances réelles, qu'elles fournissent une description moins précise du processus de propagation d'une rumeur.Par exemple, Peterson et Gist (1951, p. 161) font remarquer que : « Il est très peu probable que les problèmes méthodologiques [de l'étude des rumeurs] puissent être résolus en appliquant les procédures orthodoxes de simplification et de contrôle utilisées dans la psychologie expérimentale.Les contingences méthodologiques éloignent tellement l'objet de son contexte que les résultats ne se rapportent plus à la rumeur, mais juste à la perception, à la mémoire et au souvenir ».De la même façon, Bordia et DiFonzo (2002) critiquent le manque d'attention porté au contexte socioculturel dans l'approche psychologique de l'étude des rumeurs, en défendant une approche contextualiste pour décortiquer la rumeur dans un groupe ou une société spécifiques (voir aussi, Rosnow, 1988).Par conséquent, Shibutani défend l'« approche situationnelle » : « Si les rumeurs sont considérées comme une improvisation coopérative des interprétations, il est évident qu'elles ne peuvent être étudiées de manière fructueuse hors des contextes sociaux au sein desquels elles apparaissent.Elles ne sont pas des informations isolées, mais des phases d'un processus d'adaptation inclusif, et l'analyse du seul contenu symbolique a peu de chance de conduire à une compréhension adéquate.Une reconnaissance de toute rumeur demande une connaissance des sensibilités partagées par les gens et de la manière selon laquelle ils se mobilisent pour agir.» (Shibutani, 1966, p. 23) Notre étude adopte cette « approche situationnelle » pour analyser la propagation des rumeurs dans la Chine contemporaine.Afin d'arriver à une compréhension directe de la propagation de rumeurs dans des configurations naturelles, notre recherche s'appuie sur des entretiens téléphoniques et un travail de terrain mené en Chine entre 2007 et 2011, comprenant des observations de terrain et des entretiens poussés, en face-à-face, avec des participants qui ont été impliqués dans la propagation de « rumeurs » -selon l'expression des autorités.L'observation de terrain vise à apporter une description nuancée des situations de rumeurs : quand la « rumeur » commence-t-elle à se répandre, quels types de messages ont-ils été mis en circulation, combien de personnes ont-elles été touchées par la « rumeur » en termes de couverture médiatique, quand le gouvernement a-t-il commencé à essayer de contrôler la rumeur, avec quelles méthodes, etc. S'appuyant sur le réseau pour recruter des « populations cachées » qui sont difficiles à atteindre avec d'autres stratégies d'échantillonnage (Salganik, Heckathorn, 2004), la stratégie d'échantillonnage en « boule de neige » a été utilisée pour localiser des participants.Canal de communication interpersonnelle de plus en plus indispensable pour les relations sociales, les téléphones mobiles permettent aux individus au sein d'un réseau d'être joints d'une façon relativement simple et directe.Avec cet échantillonnage en « boule de neige » par les connexions mobiles, 85 personnes ont participé à l'étude, parmi lesquelles 54 ont accepté d'être interviewées.Le chercheur a en outre employé cinq assistants pour enregistrer les émergences spontanées et le flux de rumeurs dans une configuration de groupe limitée (par exemple des gens qu'ils connaissent déjà bien), afin de décrire plus précisément le processus de propagation de la rumeur et spécifier son évolution dans une situation naturelle.Les cas pratiques incluent trois types de rumeurs. Le premier type de rumeur déclenche une panique, par exemple celle concernant un tremblement de terre au Shanxi en 2010 (Wang, Sun, 2010) et une explosion chimique à Xiangshui en 2011 (Xinhua, 2011).Parmi les rumeurs concernant des catastrophes naturelles, ce sont celles sur les tremblements de terre qui provoquent les plus grandes paniques en Chine, particulièrement depuis le tremblement de terre de Wenchuan en 2008.Les rumeurs qui circulaient dans la province du Shanxi au début de l'année 2010 ont non seulement déclenché une panique généralisée, mais ont également poussé des milliers de personnes, dans des dizaines de villes et districts de la province, à quitter leurs maisons et à se rassembler dans les rues en pleine nuit (China Daily, 2010 ;Li, Zhao, 2010 ;Lv, Wang, 2010 ;Wang, Sun, 2010).

    The third type of rumor leads to a mass incident, as in Weng'an in 2008 and Zhengcheng in 2011.

    “Le troisième type de rumeur conduit à un incident de masse, comme à Weng'an en 2008 (Buxi, 2008 ;Ding, 2008 ;Zhang et al., 2008) et à Zhengcheng en 2011 (Han, 2011).”
    Quote in the paperSubstantial claim0 of 3 sources checked
    • cites Buxi, 2008

      Not checked in the free run.

    • cites Ding, 2008

      Not checked in the free run.

    • cites Han, 2011

      Not checked in the free run.

  • Findingown data
    § La›rumeur›et›les›médias›numériques›en›Chine›:›méthodes›de›recherche› et›cas›pratiques Suivant la définition de Shibutani, nous étudions la rumeur comme une communication non officielle et comme une forme d'action collective, en prenant six exemples de rumeurs propagées par téléphone portable dans la Chine contemporaine.En ce qui concerne le choix des méthodes, certaines critiques affirment que les recherches effectuées en laboratoire sur les rumeurs sont éloignées des circonstances réelles, qu'elles fournissent une description moins précise du processus de propagation d'une rumeur.Par exemple, Peterson et Gist (1951, p. 161) font remarquer que : « Il est très peu probable que les problèmes méthodologiques [de l'étude des rumeurs] puissent être résolus en appliquant les procédures orthodoxes de simplification et de contrôle utilisées dans la psychologie expérimentale.Les contingences méthodologiques éloignent tellement l'objet de son contexte que les résultats ne se rapportent plus à la rumeur, mais juste à la perception, à la mémoire et au souvenir ».De la même façon, Bordia et DiFonzo (2002) critiquent le manque d'attention porté au contexte socioculturel dans l'approche psychologique de l'étude des rumeurs, en défendant une approche contextualiste pour décortiquer la rumeur dans un groupe ou une société spécifiques (voir aussi, Rosnow, 1988).Par conséquent, Shibutani défend l'« approche situationnelle » : « Si les rumeurs sont considérées comme une improvisation coopérative des interprétations, il est évident qu'elles ne peuvent être étudiées de manière fructueuse hors des contextes sociaux au sein desquels elles apparaissent.Elles ne sont pas des informations isolées, mais des phases d'un processus d'adaptation inclusif, et l'analyse du seul contenu symbolique a peu de chance de conduire à une compréhension adéquate.Une reconnaissance de toute rumeur demande une connaissance des sensibilités partagées par les gens et de la manière selon laquelle ils se mobilisent pour agir.» (Shibutani, 1966, p. 23) Notre étude adopte cette « approche situationnelle » pour analyser la propagation des rumeurs dans la Chine contemporaine.Afin d'arriver à une compréhension directe de la propagation de rumeurs dans des configurations naturelles, notre recherche s'appuie sur des entretiens téléphoniques et un travail de terrain mené en Chine entre 2007 et 2011, comprenant des observations de terrain et des entretiens poussés, en face-à-face, avec des participants qui ont été impliqués dans la propagation de « rumeurs » -selon l'expression des autorités.L'observation de terrain vise à apporter une description nuancée des situations de rumeurs : quand la « rumeur » commence-t-elle à se répandre, quels types de messages ont-ils été mis en circulation, combien de personnes ont-elles été touchées par la « rumeur » en termes de couverture médiatique, quand le gouvernement a-t-il commencé à essayer de contrôler la rumeur, avec quelles méthodes, etc. S'appuyant sur le réseau pour recruter des « populations cachées » qui sont difficiles à atteindre avec d'autres stratégies d'échantillonnage (Salganik, Heckathorn, 2004), la stratégie d'échantillonnage en « boule de neige » a été utilisée pour localiser des participants.Canal de communication interpersonnelle de plus en plus indispensable pour les relations sociales, les téléphones mobiles permettent aux individus au sein d'un réseau d'être joints d'une façon relativement simple et directe.Avec cet échantillonnage en « boule de neige » par les connexions mobiles, 85 personnes ont participé à l'étude, parmi lesquelles 54 ont accepté d'être interviewées.Le chercheur a en outre employé cinq assistants pour enregistrer les émergences spontanées et le flux de rumeurs dans une configuration de groupe limitée (par exemple des gens qu'ils connaissent déjà bien), afin de décrire plus précisément le processus de propagation de la rumeur et spécifier son évolution dans une situation naturelle.Les cas pratiques incluent trois types de rumeurs. Le premier type de rumeur déclenche une panique, par exemple celle concernant un tremblement de terre au Shanxi en 2010 (Wang, Sun, 2010) et une explosion chimique à Xiangshui en 2011 (Xinhua, 2011).Parmi les rumeurs concernant des catastrophes naturelles, ce sont celles sur les tremblements de terre qui provoquent les plus grandes paniques en Chine, particulièrement depuis le tremblement de terre de Wenchuan en 2008.Les rumeurs qui circulaient dans la province du Shanxi au début de l'année 2010 ont non seulement déclenché une panique généralisée, mais ont également poussé des milliers de personnes, dans des dizaines de villes et districts de la province, à quitter leurs maisons et à se rassembler dans les rues en pleine nuit (China Daily, 2010 ;Li, Zhao, 2010 ;Lv, Wang, 2010 ;Wang, Sun, 2010).

    The circulation of rumors plays a central role in triggering the protests against the PX project in Xiamen.

    “La circulation des rumeurs joue un rôle central dans le déclenchement des protestations contre le projet PX à Xiamen.”
    Quote in the paperSubstantial claim
    • Rests on an assumption: The interview participants' accounts accurately describe their involvement in rumor propagation.
  • Findingcitation
    § La›rumeur›et›les›médias›numériques›en›Chine›:›méthodes›de›recherche› et›cas›pratiques Suivant la définition de Shibutani, nous étudions la rumeur comme une communication non officielle et comme une forme d'action collective, en prenant six exemples de rumeurs propagées par téléphone portable dans la Chine contemporaine.En ce qui concerne le choix des méthodes, certaines critiques affirment que les recherches effectuées en laboratoire sur les rumeurs sont éloignées des circonstances réelles, qu'elles fournissent une description moins précise du processus de propagation d'une rumeur.Par exemple, Peterson et Gist (1951, p. 161) font remarquer que : « Il est très peu probable que les problèmes méthodologiques [de l'étude des rumeurs] puissent être résolus en appliquant les procédures orthodoxes de simplification et de contrôle utilisées dans la psychologie expérimentale.Les contingences méthodologiques éloignent tellement l'objet de son contexte que les résultats ne se rapportent plus à la rumeur, mais juste à la perception, à la mémoire et au souvenir ».De la même façon, Bordia et DiFonzo (2002) critiquent le manque d'attention porté au contexte socioculturel dans l'approche psychologique de l'étude des rumeurs, en défendant une approche contextualiste pour décortiquer la rumeur dans un groupe ou une société spécifiques (voir aussi, Rosnow, 1988).Par conséquent, Shibutani défend l'« approche situationnelle » : « Si les rumeurs sont considérées comme une improvisation coopérative des interprétations, il est évident qu'elles ne peuvent être étudiées de manière fructueuse hors des contextes sociaux au sein desquels elles apparaissent.Elles ne sont pas des informations isolées, mais des phases d'un processus d'adaptation inclusif, et l'analyse du seul contenu symbolique a peu de chance de conduire à une compréhension adéquate.Une reconnaissance de toute rumeur demande une connaissance des sensibilités partagées par les gens et de la manière selon laquelle ils se mobilisent pour agir.» (Shibutani, 1966, p. 23) Notre étude adopte cette « approche situationnelle » pour analyser la propagation des rumeurs dans la Chine contemporaine.Afin d'arriver à une compréhension directe de la propagation de rumeurs dans des configurations naturelles, notre recherche s'appuie sur des entretiens téléphoniques et un travail de terrain mené en Chine entre 2007 et 2011, comprenant des observations de terrain et des entretiens poussés, en face-à-face, avec des participants qui ont été impliqués dans la propagation de « rumeurs » -selon l'expression des autorités.L'observation de terrain vise à apporter une description nuancée des situations de rumeurs : quand la « rumeur » commence-t-elle à se répandre, quels types de messages ont-ils été mis en circulation, combien de personnes ont-elles été touchées par la « rumeur » en termes de couverture médiatique, quand le gouvernement a-t-il commencé à essayer de contrôler la rumeur, avec quelles méthodes, etc. S'appuyant sur le réseau pour recruter des « populations cachées » qui sont difficiles à atteindre avec d'autres stratégies d'échantillonnage (Salganik, Heckathorn, 2004), la stratégie d'échantillonnage en « boule de neige » a été utilisée pour localiser des participants.Canal de communication interpersonnelle de plus en plus indispensable pour les relations sociales, les téléphones mobiles permettent aux individus au sein d'un réseau d'être joints d'une façon relativement simple et directe.Avec cet échantillonnage en « boule de neige » par les connexions mobiles, 85 personnes ont participé à l'étude, parmi lesquelles 54 ont accepté d'être interviewées.Le chercheur a en outre employé cinq assistants pour enregistrer les émergences spontanées et le flux de rumeurs dans une configuration de groupe limitée (par exemple des gens qu'ils connaissent déjà bien), afin de décrire plus précisément le processus de propagation de la rumeur et spécifier son évolution dans une situation naturelle.Les cas pratiques incluent trois types de rumeurs. Le premier type de rumeur déclenche une panique, par exemple celle concernant un tremblement de terre au Shanxi en 2010 (Wang, Sun, 2010) et une explosion chimique à Xiangshui en 2011 (Xinhua, 2011).Parmi les rumeurs concernant des catastrophes naturelles, ce sont celles sur les tremblements de terre qui provoquent les plus grandes paniques en Chine, particulièrement depuis le tremblement de terre de Wenchuan en 2008.Les rumeurs qui circulaient dans la province du Shanxi au début de l'année 2010 ont non seulement déclenché une panique généralisée, mais ont également poussé des milliers de personnes, dans des dizaines de villes et districts de la province, à quitter leurs maisons et à se rassembler dans les rues en pleine nuit (China Daily, 2010 ;Li, Zhao, 2010 ;Lv, Wang, 2010 ;Wang, Sun, 2010).

    In the Weng'an mass incident in 2008, Internet and mobile phones were quickly flooded with rumors that the 16-year-old girl found dead in a river had not committed suicide but had been raped and killed by a relative of a high district official or a police officer.

    “Le corps d'une habitante âgée de 16 ans fut trouvé dans une rivière.Après les autopsies officielles, les autorités locales conclurent qu'il s'agissait d'un suicide par noyade.Internet et les téléphones portables, cependant, avaient été rapidement inondés de rumeurs selon lesquelles il ne s'agissait pas d'un suicide, mais que la jeune fille avait été violée et tuée par un parent d'un haut fonction”
    Quote in the paperSubstantial claim0 of 2 sources checked
    • cites Ding, 2008

      Not checked in the free run.

    • cites Ma, 2008

      Not checked in the free run.

    • Rests on an assumption: The interview participants' accounts accurately describe their involvement in rumor propagation.
  • Findingown data
    § La›rumeur›et›les›médias›numériques›en›Chine›:›méthodes›de›recherche› et›cas›pratiques Suivant la définition de Shibutani, nous étudions la rumeur comme une communication non officielle et comme une forme d'action collective, en prenant six exemples de rumeurs propagées par téléphone portable dans la Chine contemporaine.En ce qui concerne le choix des méthodes, certaines critiques affirment que les recherches effectuées en laboratoire sur les rumeurs sont éloignées des circonstances réelles, qu'elles fournissent une description moins précise du processus de propagation d'une rumeur.Par exemple, Peterson et Gist (1951, p. 161) font remarquer que : « Il est très peu probable que les problèmes méthodologiques [de l'étude des rumeurs] puissent être résolus en appliquant les procédures orthodoxes de simplification et de contrôle utilisées dans la psychologie expérimentale.Les contingences méthodologiques éloignent tellement l'objet de son contexte que les résultats ne se rapportent plus à la rumeur, mais juste à la perception, à la mémoire et au souvenir ».De la même façon, Bordia et DiFonzo (2002) critiquent le manque d'attention porté au contexte socioculturel dans l'approche psychologique de l'étude des rumeurs, en défendant une approche contextualiste pour décortiquer la rumeur dans un groupe ou une société spécifiques (voir aussi, Rosnow, 1988).Par conséquent, Shibutani défend l'« approche situationnelle » : « Si les rumeurs sont considérées comme une improvisation coopérative des interprétations, il est évident qu'elles ne peuvent être étudiées de manière fructueuse hors des contextes sociaux au sein desquels elles apparaissent.Elles ne sont pas des informations isolées, mais des phases d'un processus d'adaptation inclusif, et l'analyse du seul contenu symbolique a peu de chance de conduire à une compréhension adéquate.Une reconnaissance de toute rumeur demande une connaissance des sensibilités partagées par les gens et de la manière selon laquelle ils se mobilisent pour agir.» (Shibutani, 1966, p. 23) Notre étude adopte cette « approche situationnelle » pour analyser la propagation des rumeurs dans la Chine contemporaine.Afin d'arriver à une compréhension directe de la propagation de rumeurs dans des configurations naturelles, notre recherche s'appuie sur des entretiens téléphoniques et un travail de terrain mené en Chine entre 2007 et 2011, comprenant des observations de terrain et des entretiens poussés, en face-à-face, avec des participants qui ont été impliqués dans la propagation de « rumeurs » -selon l'expression des autorités.L'observation de terrain vise à apporter une description nuancée des situations de rumeurs : quand la « rumeur » commence-t-elle à se répandre, quels types de messages ont-ils été mis en circulation, combien de personnes ont-elles été touchées par la « rumeur » en termes de couverture médiatique, quand le gouvernement a-t-il commencé à essayer de contrôler la rumeur, avec quelles méthodes, etc. S'appuyant sur le réseau pour recruter des « populations cachées » qui sont difficiles à atteindre avec d'autres stratégies d'échantillonnage (Salganik, Heckathorn, 2004), la stratégie d'échantillonnage en « boule de neige » a été utilisée pour localiser des participants.Canal de communication interpersonnelle de plus en plus indispensable pour les relations sociales, les téléphones mobiles permettent aux individus au sein d'un réseau d'être joints d'une façon relativement simple et directe.Avec cet échantillonnage en « boule de neige » par les connexions mobiles, 85 personnes ont participé à l'étude, parmi lesquelles 54 ont accepté d'être interviewées.Le chercheur a en outre employé cinq assistants pour enregistrer les émergences spontanées et le flux de rumeurs dans une configuration de groupe limitée (par exemple des gens qu'ils connaissent déjà bien), afin de décrire plus précisément le processus de propagation de la rumeur et spécifier son évolution dans une situation naturelle.Les cas pratiques incluent trois types de rumeurs. Le premier type de rumeur déclenche une panique, par exemple celle concernant un tremblement de terre au Shanxi en 2010 (Wang, Sun, 2010) et une explosion chimique à Xiangshui en 2011 (Xinhua, 2011).Parmi les rumeurs concernant des catastrophes naturelles, ce sont celles sur les tremblements de terre qui provoquent les plus grandes paniques en Chine, particulièrement depuis le tremblement de terre de Wenchuan en 2008.Les rumeurs qui circulaient dans la province du Shanxi au début de l'année 2010 ont non seulement déclenché une panique généralisée, mais ont également poussé des milliers de personnes, dans des dizaines de villes et districts de la province, à quitter leurs maisons et à se rassembler dans les rues en pleine nuit (China Daily, 2010 ;Li, Zhao, 2010 ;Lv, Wang, 2010 ;Wang, Sun, 2010).

    During the interviews, many participants attached little importance to the truth or falsity of the content of the rumor.

    “Il est à noter qu'au cours de nos entretiens, beaucoup de participants attachaient peu d'importance à la véracité (ou à la fausseté) du contenu (le message lui-même) de la rumeur.”
    Quote in the paperSubstantial claim
    • Rests on an assumption: The interview participants' accounts accurately describe their involvement in rumor propagation.
  • Findingnone given
    § La›rumeur›et›les›médias›numériques›en›Chine›:›méthodes›de›recherche› et›cas›pratiques Suivant la définition de Shibutani, nous étudions la rumeur comme une communication non officielle et comme une forme d'action collective, en prenant six exemples de rumeurs propagées par téléphone portable dans la Chine contemporaine.En ce qui concerne le choix des méthodes, certaines critiques affirment que les recherches effectuées en laboratoire sur les rumeurs sont éloignées des circonstances réelles, qu'elles fournissent une description moins précise du processus de propagation d'une rumeur.Par exemple, Peterson et Gist (1951, p. 161) font remarquer que : « Il est très peu probable que les problèmes méthodologiques [de l'étude des rumeurs] puissent être résolus en appliquant les procédures orthodoxes de simplification et de contrôle utilisées dans la psychologie expérimentale.Les contingences méthodologiques éloignent tellement l'objet de son contexte que les résultats ne se rapportent plus à la rumeur, mais juste à la perception, à la mémoire et au souvenir ».De la même façon, Bordia et DiFonzo (2002) critiquent le manque d'attention porté au contexte socioculturel dans l'approche psychologique de l'étude des rumeurs, en défendant une approche contextualiste pour décortiquer la rumeur dans un groupe ou une société spécifiques (voir aussi, Rosnow, 1988).Par conséquent, Shibutani défend l'« approche situationnelle » : « Si les rumeurs sont considérées comme une improvisation coopérative des interprétations, il est évident qu'elles ne peuvent être étudiées de manière fructueuse hors des contextes sociaux au sein desquels elles apparaissent.Elles ne sont pas des informations isolées, mais des phases d'un processus d'adaptation inclusif, et l'analyse du seul contenu symbolique a peu de chance de conduire à une compréhension adéquate.Une reconnaissance de toute rumeur demande une connaissance des sensibilités partagées par les gens et de la manière selon laquelle ils se mobilisent pour agir.» (Shibutani, 1966, p. 23) Notre étude adopte cette « approche situationnelle » pour analyser la propagation des rumeurs dans la Chine contemporaine.Afin d'arriver à une compréhension directe de la propagation de rumeurs dans des configurations naturelles, notre recherche s'appuie sur des entretiens téléphoniques et un travail de terrain mené en Chine entre 2007 et 2011, comprenant des observations de terrain et des entretiens poussés, en face-à-face, avec des participants qui ont été impliqués dans la propagation de « rumeurs » -selon l'expression des autorités.L'observation de terrain vise à apporter une description nuancée des situations de rumeurs : quand la « rumeur » commence-t-elle à se répandre, quels types de messages ont-ils été mis en circulation, combien de personnes ont-elles été touchées par la « rumeur » en termes de couverture médiatique, quand le gouvernement a-t-il commencé à essayer de contrôler la rumeur, avec quelles méthodes, etc. S'appuyant sur le réseau pour recruter des « populations cachées » qui sont difficiles à atteindre avec d'autres stratégies d'échantillonnage (Salganik, Heckathorn, 2004), la stratégie d'échantillonnage en « boule de neige » a été utilisée pour localiser des participants.Canal de communication interpersonnelle de plus en plus indispensable pour les relations sociales, les téléphones mobiles permettent aux individus au sein d'un réseau d'être joints d'une façon relativement simple et directe.Avec cet échantillonnage en « boule de neige » par les connexions mobiles, 85 personnes ont participé à l'étude, parmi lesquelles 54 ont accepté d'être interviewées.Le chercheur a en outre employé cinq assistants pour enregistrer les émergences spontanées et le flux de rumeurs dans une configuration de groupe limitée (par exemple des gens qu'ils connaissent déjà bien), afin de décrire plus précisément le processus de propagation de la rumeur et spécifier son évolution dans une situation naturelle.Les cas pratiques incluent trois types de rumeurs. Le premier type de rumeur déclenche une panique, par exemple celle concernant un tremblement de terre au Shanxi en 2010 (Wang, Sun, 2010) et une explosion chimique à Xiangshui en 2011 (Xinhua, 2011).Parmi les rumeurs concernant des catastrophes naturelles, ce sont celles sur les tremblements de terre qui provoquent les plus grandes paniques en Chine, particulièrement depuis le tremblement de terre de Wenchuan en 2008.Les rumeurs qui circulaient dans la province du Shanxi au début de l'année 2010 ont non seulement déclenché une panique généralisée, mais ont également poussé des milliers de personnes, dans des dizaines de villes et districts de la province, à quitter leurs maisons et à se rassembler dans les rues en pleine nuit (China Daily, 2010 ;Li, Zhao, 2010 ;Lv, Wang, 2010 ;Wang, Sun, 2010).

    In the Zhengcheng incident, repeated denials by authorities failed to silence rumor spreaders.

    “Cependant, les démentis répétés des autorités ne parvinrent pas à faire taire les propagateurs de la rumeur 10 .”
    Quote in the paperSubstantial claim
    • Rests on an assumption: The interview participants' accounts accurately describe their involvement in rumor propagation.
  • May combine two claims. 28
  • Classified as probably not a substantial claim. 18
  • May combine two claims.

    Findingcitation
    § La›rumeur›et›les›médias›numériques›en›Chine›:›méthodes›de›recherche› et›cas›pratiques Suivant la définition de Shibutani, nous étudions la rumeur comme une communication non officielle et comme une forme d'action collective, en prenant six exemples de rumeurs propagées par téléphone portable dans la Chine contemporaine.En ce qui concerne le choix des méthodes, certaines critiques affirment que les recherches effectuées en laboratoire sur les rumeurs sont éloignées des circonstances réelles, qu'elles fournissent une description moins précise du processus de propagation d'une rumeur.Par exemple, Peterson et Gist (1951, p. 161) font remarquer que : « Il est très peu probable que les problèmes méthodologiques [de l'étude des rumeurs] puissent être résolus en appliquant les procédures orthodoxes de simplification et de contrôle utilisées dans la psychologie expérimentale.Les contingences méthodologiques éloignent tellement l'objet de son contexte que les résultats ne se rapportent plus à la rumeur, mais juste à la perception, à la mémoire et au souvenir ».De la même façon, Bordia et DiFonzo (2002) critiquent le manque d'attention porté au contexte socioculturel dans l'approche psychologique de l'étude des rumeurs, en défendant une approche contextualiste pour décortiquer la rumeur dans un groupe ou une société spécifiques (voir aussi, Rosnow, 1988).Par conséquent, Shibutani défend l'« approche situationnelle » : « Si les rumeurs sont considérées comme une improvisation coopérative des interprétations, il est évident qu'elles ne peuvent être étudiées de manière fructueuse hors des contextes sociaux au sein desquels elles apparaissent.Elles ne sont pas des informations isolées, mais des phases d'un processus d'adaptation inclusif, et l'analyse du seul contenu symbolique a peu de chance de conduire à une compréhension adéquate.Une reconnaissance de toute rumeur demande une connaissance des sensibilités partagées par les gens et de la manière selon laquelle ils se mobilisent pour agir.» (Shibutani, 1966, p. 23) Notre étude adopte cette « approche situationnelle » pour analyser la propagation des rumeurs dans la Chine contemporaine.Afin d'arriver à une compréhension directe de la propagation de rumeurs dans des configurations naturelles, notre recherche s'appuie sur des entretiens téléphoniques et un travail de terrain mené en Chine entre 2007 et 2011, comprenant des observations de terrain et des entretiens poussés, en face-à-face, avec des participants qui ont été impliqués dans la propagation de « rumeurs » -selon l'expression des autorités.L'observation de terrain vise à apporter une description nuancée des situations de rumeurs : quand la « rumeur » commence-t-elle à se répandre, quels types de messages ont-ils été mis en circulation, combien de personnes ont-elles été touchées par la « rumeur » en termes de couverture médiatique, quand le gouvernement a-t-il commencé à essayer de contrôler la rumeur, avec quelles méthodes, etc. S'appuyant sur le réseau pour recruter des « populations cachées » qui sont difficiles à atteindre avec d'autres stratégies d'échantillonnage (Salganik, Heckathorn, 2004), la stratégie d'échantillonnage en « boule de neige » a été utilisée pour localiser des participants.Canal de communication interpersonnelle de plus en plus indispensable pour les relations sociales, les téléphones mobiles permettent aux individus au sein d'un réseau d'être joints d'une façon relativement simple et directe.Avec cet échantillonnage en « boule de neige » par les connexions mobiles, 85 personnes ont participé à l'étude, parmi lesquelles 54 ont accepté d'être interviewées.Le chercheur a en outre employé cinq assistants pour enregistrer les émergences spontanées et le flux de rumeurs dans une configuration de groupe limitée (par exemple des gens qu'ils connaissent déjà bien), afin de décrire plus précisément le processus de propagation de la rumeur et spécifier son évolution dans une situation naturelle.Les cas pratiques incluent trois types de rumeurs. Le premier type de rumeur déclenche une panique, par exemple celle concernant un tremblement de terre au Shanxi en 2010 (Wang, Sun, 2010) et une explosion chimique à Xiangshui en 2011 (Xinhua, 2011).Parmi les rumeurs concernant des catastrophes naturelles, ce sont celles sur les tremblements de terre qui provoquent les plus grandes paniques en Chine, particulièrement depuis le tremblement de terre de Wenchuan en 2008.Les rumeurs qui circulaient dans la province du Shanxi au début de l'année 2010 ont non seulement déclenché une panique généralisée, mais ont également poussé des milliers de personnes, dans des dizaines de villes et districts de la province, à quitter leurs maisons et à se rassembler dans les rues en pleine nuit (China Daily, 2010 ;Li, Zhao, 2010 ;Lv, Wang, 2010 ;Wang, Sun, 2010).

    In Weng'an, according to Xinhua, nearly 30,000 people attacked and burned a local police station and vandalized government buildings.

    “En conséquence, selon Xinhua, près de 30 000 personnes attaquèrent et incendièrent un poste de police local et vandalisèrent les bâtiments du gouvernement de la province (Xinhua, 2008 ;Yu, 2008).”
    Quote in the paperNot a substantial claim0 of 2 sources checked
    • cites Xinhua, 2008

      Not checked in the free run.

    • cites Yu, 2008

      Not checked in the free run.

  • May combine two claims.

    Findingnone given
    § La›rumeur›et›les›médias›numériques›en›Chine›:›méthodes›de›recherche› et›cas›pratiques Suivant la définition de Shibutani, nous étudions la rumeur comme une communication non officielle et comme une forme d'action collective, en prenant six exemples de rumeurs propagées par téléphone portable dans la Chine contemporaine.En ce qui concerne le choix des méthodes, certaines critiques affirment que les recherches effectuées en laboratoire sur les rumeurs sont éloignées des circonstances réelles, qu'elles fournissent une description moins précise du processus de propagation d'une rumeur.Par exemple, Peterson et Gist (1951, p. 161) font remarquer que : « Il est très peu probable que les problèmes méthodologiques [de l'étude des rumeurs] puissent être résolus en appliquant les procédures orthodoxes de simplification et de contrôle utilisées dans la psychologie expérimentale.Les contingences méthodologiques éloignent tellement l'objet de son contexte que les résultats ne se rapportent plus à la rumeur, mais juste à la perception, à la mémoire et au souvenir ».De la même façon, Bordia et DiFonzo (2002) critiquent le manque d'attention porté au contexte socioculturel dans l'approche psychologique de l'étude des rumeurs, en défendant une approche contextualiste pour décortiquer la rumeur dans un groupe ou une société spécifiques (voir aussi, Rosnow, 1988).Par conséquent, Shibutani défend l'« approche situationnelle » : « Si les rumeurs sont considérées comme une improvisation coopérative des interprétations, il est évident qu'elles ne peuvent être étudiées de manière fructueuse hors des contextes sociaux au sein desquels elles apparaissent.Elles ne sont pas des informations isolées, mais des phases d'un processus d'adaptation inclusif, et l'analyse du seul contenu symbolique a peu de chance de conduire à une compréhension adéquate.Une reconnaissance de toute rumeur demande une connaissance des sensibilités partagées par les gens et de la manière selon laquelle ils se mobilisent pour agir.» (Shibutani, 1966, p. 23) Notre étude adopte cette « approche situationnelle » pour analyser la propagation des rumeurs dans la Chine contemporaine.Afin d'arriver à une compréhension directe de la propagation de rumeurs dans des configurations naturelles, notre recherche s'appuie sur des entretiens téléphoniques et un travail de terrain mené en Chine entre 2007 et 2011, comprenant des observations de terrain et des entretiens poussés, en face-à-face, avec des participants qui ont été impliqués dans la propagation de « rumeurs » -selon l'expression des autorités.L'observation de terrain vise à apporter une description nuancée des situations de rumeurs : quand la « rumeur » commence-t-elle à se répandre, quels types de messages ont-ils été mis en circulation, combien de personnes ont-elles été touchées par la « rumeur » en termes de couverture médiatique, quand le gouvernement a-t-il commencé à essayer de contrôler la rumeur, avec quelles méthodes, etc. S'appuyant sur le réseau pour recruter des « populations cachées » qui sont difficiles à atteindre avec d'autres stratégies d'échantillonnage (Salganik, Heckathorn, 2004), la stratégie d'échantillonnage en « boule de neige » a été utilisée pour localiser des participants.Canal de communication interpersonnelle de plus en plus indispensable pour les relations sociales, les téléphones mobiles permettent aux individus au sein d'un réseau d'être joints d'une façon relativement simple et directe.Avec cet échantillonnage en « boule de neige » par les connexions mobiles, 85 personnes ont participé à l'étude, parmi lesquelles 54 ont accepté d'être interviewées.Le chercheur a en outre employé cinq assistants pour enregistrer les émergences spontanées et le flux de rumeurs dans une configuration de groupe limitée (par exemple des gens qu'ils connaissent déjà bien), afin de décrire plus précisément le processus de propagation de la rumeur et spécifier son évolution dans une situation naturelle.Les cas pratiques incluent trois types de rumeurs. Le premier type de rumeur déclenche une panique, par exemple celle concernant un tremblement de terre au Shanxi en 2010 (Wang, Sun, 2010) et une explosion chimique à Xiangshui en 2011 (Xinhua, 2011).Parmi les rumeurs concernant des catastrophes naturelles, ce sont celles sur les tremblements de terre qui provoquent les plus grandes paniques en Chine, particulièrement depuis le tremblement de terre de Wenchuan en 2008.Les rumeurs qui circulaient dans la province du Shanxi au début de l'année 2010 ont non seulement déclenché une panique généralisée, mais ont également poussé des milliers de personnes, dans des dizaines de villes et districts de la province, à quitter leurs maisons et à se rassembler dans les rues en pleine nuit (China Daily, 2010 ;Li, Zhao, 2010 ;Lv, Wang, 2010 ;Wang, Sun, 2010).

    The same phenomenon repeated with mass protests against the PX plant in Dalian on August 14, 2011: more than 10,000 residents, mostly middle and upper class, mobilized by mobile phone, Weibo and social networks, marched to demand the plant's relocation despite reinforced government repression and a public media campaign against pollution rumors.

    “Le même phénomène se répéta avec les protestations de masse contre l'usine PX à Dalian, au nord-est du pays, le 14 août 2011.Mobilisés par téléphone mobile, Weibo et réseaux sociaux, plus de 10 000 habitants, appartenant pour la plupart aux classes moyennes et supérieures, défilèrent pour exiger le déménagement de l'usine chimique au coeur d'une crainte de déversement toxique, malgré une rép”
    Quote in the paperSubstantial claim
  • May combine two claims.

    Findingcitation
    § La›rumeur›et›les›médias›numériques›en›Chine›:›méthodes›de›recherche› et›cas›pratiques Suivant la définition de Shibutani, nous étudions la rumeur comme une communication non officielle et comme une forme d'action collective, en prenant six exemples de rumeurs propagées par téléphone portable dans la Chine contemporaine.En ce qui concerne le choix des méthodes, certaines critiques affirment que les recherches effectuées en laboratoire sur les rumeurs sont éloignées des circonstances réelles, qu'elles fournissent une description moins précise du processus de propagation d'une rumeur.Par exemple, Peterson et Gist (1951, p. 161) font remarquer que : « Il est très peu probable que les problèmes méthodologiques [de l'étude des rumeurs] puissent être résolus en appliquant les procédures orthodoxes de simplification et de contrôle utilisées dans la psychologie expérimentale.Les contingences méthodologiques éloignent tellement l'objet de son contexte que les résultats ne se rapportent plus à la rumeur, mais juste à la perception, à la mémoire et au souvenir ».De la même façon, Bordia et DiFonzo (2002) critiquent le manque d'attention porté au contexte socioculturel dans l'approche psychologique de l'étude des rumeurs, en défendant une approche contextualiste pour décortiquer la rumeur dans un groupe ou une société spécifiques (voir aussi, Rosnow, 1988).Par conséquent, Shibutani défend l'« approche situationnelle » : « Si les rumeurs sont considérées comme une improvisation coopérative des interprétations, il est évident qu'elles ne peuvent être étudiées de manière fructueuse hors des contextes sociaux au sein desquels elles apparaissent.Elles ne sont pas des informations isolées, mais des phases d'un processus d'adaptation inclusif, et l'analyse du seul contenu symbolique a peu de chance de conduire à une compréhension adéquate.Une reconnaissance de toute rumeur demande une connaissance des sensibilités partagées par les gens et de la manière selon laquelle ils se mobilisent pour agir.» (Shibutani, 1966, p. 23) Notre étude adopte cette « approche situationnelle » pour analyser la propagation des rumeurs dans la Chine contemporaine.Afin d'arriver à une compréhension directe de la propagation de rumeurs dans des configurations naturelles, notre recherche s'appuie sur des entretiens téléphoniques et un travail de terrain mené en Chine entre 2007 et 2011, comprenant des observations de terrain et des entretiens poussés, en face-à-face, avec des participants qui ont été impliqués dans la propagation de « rumeurs » -selon l'expression des autorités.L'observation de terrain vise à apporter une description nuancée des situations de rumeurs : quand la « rumeur » commence-t-elle à se répandre, quels types de messages ont-ils été mis en circulation, combien de personnes ont-elles été touchées par la « rumeur » en termes de couverture médiatique, quand le gouvernement a-t-il commencé à essayer de contrôler la rumeur, avec quelles méthodes, etc. S'appuyant sur le réseau pour recruter des « populations cachées » qui sont difficiles à atteindre avec d'autres stratégies d'échantillonnage (Salganik, Heckathorn, 2004), la stratégie d'échantillonnage en « boule de neige » a été utilisée pour localiser des participants.Canal de communication interpersonnelle de plus en plus indispensable pour les relations sociales, les téléphones mobiles permettent aux individus au sein d'un réseau d'être joints d'une façon relativement simple et directe.Avec cet échantillonnage en « boule de neige » par les connexions mobiles, 85 personnes ont participé à l'étude, parmi lesquelles 54 ont accepté d'être interviewées.Le chercheur a en outre employé cinq assistants pour enregistrer les émergences spontanées et le flux de rumeurs dans une configuration de groupe limitée (par exemple des gens qu'ils connaissent déjà bien), afin de décrire plus précisément le processus de propagation de la rumeur et spécifier son évolution dans une situation naturelle.Les cas pratiques incluent trois types de rumeurs. Le premier type de rumeur déclenche une panique, par exemple celle concernant un tremblement de terre au Shanxi en 2010 (Wang, Sun, 2010) et une explosion chimique à Xiangshui en 2011 (Xinhua, 2011).Parmi les rumeurs concernant des catastrophes naturelles, ce sont celles sur les tremblements de terre qui provoquent les plus grandes paniques en Chine, particulièrement depuis le tremblement de terre de Wenchuan en 2008.Les rumeurs qui circulaient dans la province du Shanxi au début de l'année 2010 ont non seulement déclenché une panique généralisée, mais ont également poussé des milliers de personnes, dans des dizaines de villes et districts de la province, à quitter leurs maisons et à se rassembler dans les rues en pleine nuit (China Daily, 2010 ;Li, Zhao, 2010 ;Lv, Wang, 2010 ;Wang, Sun, 2010).

    On February 10, 2011, around 2 a.m., more than 10,000 residents of four cantons flooded the streets after a message became viral, circulating mainly via mobile phones: a chemical plant was going to explode in the coastal district of Xiangshui, Jiangsu province.

    “Le 10 février 2011, vers 2 heures du matin, plus de 10 000 habitants de quatre cantons affluèrent en masse dans les rues après qu'un message soit devenu viral, circulant pour l'essentiel par le biais des téléphones portables : une usine chimique allait exploser dans le district côtier de Xiangshui, dans la province du Jiangsu, à l'est de la Chine.”
    Quote in the paperSubstantial claim
  • May combine two claims.

    Findingnone given
    § La›rumeur›et›les›médias›numériques›en›Chine›:›méthodes›de›recherche› et›cas›pratiques Suivant la définition de Shibutani, nous étudions la rumeur comme une communication non officielle et comme une forme d'action collective, en prenant six exemples de rumeurs propagées par téléphone portable dans la Chine contemporaine.En ce qui concerne le choix des méthodes, certaines critiques affirment que les recherches effectuées en laboratoire sur les rumeurs sont éloignées des circonstances réelles, qu'elles fournissent une description moins précise du processus de propagation d'une rumeur.Par exemple, Peterson et Gist (1951, p. 161) font remarquer que : « Il est très peu probable que les problèmes méthodologiques [de l'étude des rumeurs] puissent être résolus en appliquant les procédures orthodoxes de simplification et de contrôle utilisées dans la psychologie expérimentale.Les contingences méthodologiques éloignent tellement l'objet de son contexte que les résultats ne se rapportent plus à la rumeur, mais juste à la perception, à la mémoire et au souvenir ».De la même façon, Bordia et DiFonzo (2002) critiquent le manque d'attention porté au contexte socioculturel dans l'approche psychologique de l'étude des rumeurs, en défendant une approche contextualiste pour décortiquer la rumeur dans un groupe ou une société spécifiques (voir aussi, Rosnow, 1988).Par conséquent, Shibutani défend l'« approche situationnelle » : « Si les rumeurs sont considérées comme une improvisation coopérative des interprétations, il est évident qu'elles ne peuvent être étudiées de manière fructueuse hors des contextes sociaux au sein desquels elles apparaissent.Elles ne sont pas des informations isolées, mais des phases d'un processus d'adaptation inclusif, et l'analyse du seul contenu symbolique a peu de chance de conduire à une compréhension adéquate.Une reconnaissance de toute rumeur demande une connaissance des sensibilités partagées par les gens et de la manière selon laquelle ils se mobilisent pour agir.» (Shibutani, 1966, p. 23) Notre étude adopte cette « approche situationnelle » pour analyser la propagation des rumeurs dans la Chine contemporaine.Afin d'arriver à une compréhension directe de la propagation de rumeurs dans des configurations naturelles, notre recherche s'appuie sur des entretiens téléphoniques et un travail de terrain mené en Chine entre 2007 et 2011, comprenant des observations de terrain et des entretiens poussés, en face-à-face, avec des participants qui ont été impliqués dans la propagation de « rumeurs » -selon l'expression des autorités.L'observation de terrain vise à apporter une description nuancée des situations de rumeurs : quand la « rumeur » commence-t-elle à se répandre, quels types de messages ont-ils été mis en circulation, combien de personnes ont-elles été touchées par la « rumeur » en termes de couverture médiatique, quand le gouvernement a-t-il commencé à essayer de contrôler la rumeur, avec quelles méthodes, etc. S'appuyant sur le réseau pour recruter des « populations cachées » qui sont difficiles à atteindre avec d'autres stratégies d'échantillonnage (Salganik, Heckathorn, 2004), la stratégie d'échantillonnage en « boule de neige » a été utilisée pour localiser des participants.Canal de communication interpersonnelle de plus en plus indispensable pour les relations sociales, les téléphones mobiles permettent aux individus au sein d'un réseau d'être joints d'une façon relativement simple et directe.Avec cet échantillonnage en « boule de neige » par les connexions mobiles, 85 personnes ont participé à l'étude, parmi lesquelles 54 ont accepté d'être interviewées.Le chercheur a en outre employé cinq assistants pour enregistrer les émergences spontanées et le flux de rumeurs dans une configuration de groupe limitée (par exemple des gens qu'ils connaissent déjà bien), afin de décrire plus précisément le processus de propagation de la rumeur et spécifier son évolution dans une situation naturelle.Les cas pratiques incluent trois types de rumeurs. Le premier type de rumeur déclenche une panique, par exemple celle concernant un tremblement de terre au Shanxi en 2010 (Wang, Sun, 2010) et une explosion chimique à Xiangshui en 2011 (Xinhua, 2011).Parmi les rumeurs concernant des catastrophes naturelles, ce sont celles sur les tremblements de terre qui provoquent les plus grandes paniques en Chine, particulièrement depuis le tremblement de terre de Wenchuan en 2008.Les rumeurs qui circulaient dans la province du Shanxi au début de l'année 2010 ont non seulement déclenché une panique généralisée, mais ont également poussé des milliers de personnes, dans des dizaines de villes et districts de la province, à quitter leurs maisons et à se rassembler dans les rues en pleine nuit (China Daily, 2010 ;Li, Zhao, 2010 ;Lv, Wang, 2010 ;Wang, Sun, 2010).

    In the Zhengcheng mass incident in June 2011, rumors spread by mobile phones and the Internet claimed that police had injured a pregnant street vendor and killed her husband, leading hundreds of migrant workers to riot the next day, burning cars and damaging local government buildings.

    “Les rumeurs -propagées par les téléphones mobiles et par Internet -se répandirent dans toute la ville, affirmant que la police avait blessé la future mère et tué son mari.Des centaines de travailleurs migrants déclenchèrent des émeutes dès le lendemain, mettant le feu à des voitures et dégradant des bâtiments des autorités locales.”
    Quote in the paperSubstantial claim
    • Rests on an assumption: The interview participants' accounts accurately describe their involvement in rumor propagation.
  • May combine two claims.

    Findingcitation
    § La›rumeur›et›les›médias›numériques›en›Chine›:›méthodes›de›recherche› et›cas›pratiques Suivant la définition de Shibutani, nous étudions la rumeur comme une communication non officielle et comme une forme d'action collective, en prenant six exemples de rumeurs propagées par téléphone portable dans la Chine contemporaine.En ce qui concerne le choix des méthodes, certaines critiques affirment que les recherches effectuées en laboratoire sur les rumeurs sont éloignées des circonstances réelles, qu'elles fournissent une description moins précise du processus de propagation d'une rumeur.Par exemple, Peterson et Gist (1951, p. 161) font remarquer que : « Il est très peu probable que les problèmes méthodologiques [de l'étude des rumeurs] puissent être résolus en appliquant les procédures orthodoxes de simplification et de contrôle utilisées dans la psychologie expérimentale.Les contingences méthodologiques éloignent tellement l'objet de son contexte que les résultats ne se rapportent plus à la rumeur, mais juste à la perception, à la mémoire et au souvenir ».De la même façon, Bordia et DiFonzo (2002) critiquent le manque d'attention porté au contexte socioculturel dans l'approche psychologique de l'étude des rumeurs, en défendant une approche contextualiste pour décortiquer la rumeur dans un groupe ou une société spécifiques (voir aussi, Rosnow, 1988).Par conséquent, Shibutani défend l'« approche situationnelle » : « Si les rumeurs sont considérées comme une improvisation coopérative des interprétations, il est évident qu'elles ne peuvent être étudiées de manière fructueuse hors des contextes sociaux au sein desquels elles apparaissent.Elles ne sont pas des informations isolées, mais des phases d'un processus d'adaptation inclusif, et l'analyse du seul contenu symbolique a peu de chance de conduire à une compréhension adéquate.Une reconnaissance de toute rumeur demande une connaissance des sensibilités partagées par les gens et de la manière selon laquelle ils se mobilisent pour agir.» (Shibutani, 1966, p. 23) Notre étude adopte cette « approche situationnelle » pour analyser la propagation des rumeurs dans la Chine contemporaine.Afin d'arriver à une compréhension directe de la propagation de rumeurs dans des configurations naturelles, notre recherche s'appuie sur des entretiens téléphoniques et un travail de terrain mené en Chine entre 2007 et 2011, comprenant des observations de terrain et des entretiens poussés, en face-à-face, avec des participants qui ont été impliqués dans la propagation de « rumeurs » -selon l'expression des autorités.L'observation de terrain vise à apporter une description nuancée des situations de rumeurs : quand la « rumeur » commence-t-elle à se répandre, quels types de messages ont-ils été mis en circulation, combien de personnes ont-elles été touchées par la « rumeur » en termes de couverture médiatique, quand le gouvernement a-t-il commencé à essayer de contrôler la rumeur, avec quelles méthodes, etc. S'appuyant sur le réseau pour recruter des « populations cachées » qui sont difficiles à atteindre avec d'autres stratégies d'échantillonnage (Salganik, Heckathorn, 2004), la stratégie d'échantillonnage en « boule de neige » a été utilisée pour localiser des participants.Canal de communication interpersonnelle de plus en plus indispensable pour les relations sociales, les téléphones mobiles permettent aux individus au sein d'un réseau d'être joints d'une façon relativement simple et directe.Avec cet échantillonnage en « boule de neige » par les connexions mobiles, 85 personnes ont participé à l'étude, parmi lesquelles 54 ont accepté d'être interviewées.Le chercheur a en outre employé cinq assistants pour enregistrer les émergences spontanées et le flux de rumeurs dans une configuration de groupe limitée (par exemple des gens qu'ils connaissent déjà bien), afin de décrire plus précisément le processus de propagation de la rumeur et spécifier son évolution dans une situation naturelle.Les cas pratiques incluent trois types de rumeurs. Le premier type de rumeur déclenche une panique, par exemple celle concernant un tremblement de terre au Shanxi en 2010 (Wang, Sun, 2010) et une explosion chimique à Xiangshui en 2011 (Xinhua, 2011).Parmi les rumeurs concernant des catastrophes naturelles, ce sont celles sur les tremblements de terre qui provoquent les plus grandes paniques en Chine, particulièrement depuis le tremblement de terre de Wenchuan en 2008.Les rumeurs qui circulaient dans la province du Shanxi au début de l'année 2010 ont non seulement déclenché une panique généralisée, mais ont également poussé des milliers de personnes, dans des dizaines de villes et districts de la province, à quitter leurs maisons et à se rassembler dans les rues en pleine nuit (China Daily, 2010 ;Li, Zhao, 2010 ;Lv, Wang, 2010 ;Wang, Sun, 2010).

    Rumors circulating in Shanxi province in early 2010 not only triggered widespread panic but also pushed thousands of people in dozens of cities and districts to leave their homes and gather in the streets at night.

    “Les rumeurs qui circulaient dans la province du Shanxi au début de l'année 2010 ont non seulement déclenché une panique généralisée, mais ont également poussé des milliers de personnes, dans des dizaines de villes et districts de la province, à quitter leurs maisons et à se rassembler dans les rues en pleine nuit (China Daily, 2010 ;Li, Zhao, 2010 ;Lv, Wang, 2010 ;Wang, Sun, 2010).”
    Quote in the paperNot a substantial claim0 of 3 sources checked
    • cites China Daily, 2010

      Not checked in the free run.

    • cites Li, Zhao, 2010

      Not checked in the free run.

    • cites Wang, Sun, 2010

      Not checked in the free run.

    • Rests on an assumption: The interview participants' accounts accurately describe their involvement in rumor propagation.
  • May combine two claims.

    Findingnone given
    § La›rumeur›et›les›médias›numériques›en›Chine›:›méthodes›de›recherche› et›cas›pratiques Suivant la définition de Shibutani, nous étudions la rumeur comme une communication non officielle et comme une forme d'action collective, en prenant six exemples de rumeurs propagées par téléphone portable dans la Chine contemporaine.En ce qui concerne le choix des méthodes, certaines critiques affirment que les recherches effectuées en laboratoire sur les rumeurs sont éloignées des circonstances réelles, qu'elles fournissent une description moins précise du processus de propagation d'une rumeur.Par exemple, Peterson et Gist (1951, p. 161) font remarquer que : « Il est très peu probable que les problèmes méthodologiques [de l'étude des rumeurs] puissent être résolus en appliquant les procédures orthodoxes de simplification et de contrôle utilisées dans la psychologie expérimentale.Les contingences méthodologiques éloignent tellement l'objet de son contexte que les résultats ne se rapportent plus à la rumeur, mais juste à la perception, à la mémoire et au souvenir ».De la même façon, Bordia et DiFonzo (2002) critiquent le manque d'attention porté au contexte socioculturel dans l'approche psychologique de l'étude des rumeurs, en défendant une approche contextualiste pour décortiquer la rumeur dans un groupe ou une société spécifiques (voir aussi, Rosnow, 1988).Par conséquent, Shibutani défend l'« approche situationnelle » : « Si les rumeurs sont considérées comme une improvisation coopérative des interprétations, il est évident qu'elles ne peuvent être étudiées de manière fructueuse hors des contextes sociaux au sein desquels elles apparaissent.Elles ne sont pas des informations isolées, mais des phases d'un processus d'adaptation inclusif, et l'analyse du seul contenu symbolique a peu de chance de conduire à une compréhension adéquate.Une reconnaissance de toute rumeur demande une connaissance des sensibilités partagées par les gens et de la manière selon laquelle ils se mobilisent pour agir.» (Shibutani, 1966, p. 23) Notre étude adopte cette « approche situationnelle » pour analyser la propagation des rumeurs dans la Chine contemporaine.Afin d'arriver à une compréhension directe de la propagation de rumeurs dans des configurations naturelles, notre recherche s'appuie sur des entretiens téléphoniques et un travail de terrain mené en Chine entre 2007 et 2011, comprenant des observations de terrain et des entretiens poussés, en face-à-face, avec des participants qui ont été impliqués dans la propagation de « rumeurs » -selon l'expression des autorités.L'observation de terrain vise à apporter une description nuancée des situations de rumeurs : quand la « rumeur » commence-t-elle à se répandre, quels types de messages ont-ils été mis en circulation, combien de personnes ont-elles été touchées par la « rumeur » en termes de couverture médiatique, quand le gouvernement a-t-il commencé à essayer de contrôler la rumeur, avec quelles méthodes, etc. S'appuyant sur le réseau pour recruter des « populations cachées » qui sont difficiles à atteindre avec d'autres stratégies d'échantillonnage (Salganik, Heckathorn, 2004), la stratégie d'échantillonnage en « boule de neige » a été utilisée pour localiser des participants.Canal de communication interpersonnelle de plus en plus indispensable pour les relations sociales, les téléphones mobiles permettent aux individus au sein d'un réseau d'être joints d'une façon relativement simple et directe.Avec cet échantillonnage en « boule de neige » par les connexions mobiles, 85 personnes ont participé à l'étude, parmi lesquelles 54 ont accepté d'être interviewées.Le chercheur a en outre employé cinq assistants pour enregistrer les émergences spontanées et le flux de rumeurs dans une configuration de groupe limitée (par exemple des gens qu'ils connaissent déjà bien), afin de décrire plus précisément le processus de propagation de la rumeur et spécifier son évolution dans une situation naturelle.Les cas pratiques incluent trois types de rumeurs. Le premier type de rumeur déclenche une panique, par exemple celle concernant un tremblement de terre au Shanxi en 2010 (Wang, Sun, 2010) et une explosion chimique à Xiangshui en 2011 (Xinhua, 2011).Parmi les rumeurs concernant des catastrophes naturelles, ce sont celles sur les tremblements de terre qui provoquent les plus grandes paniques en Chine, particulièrement depuis le tremblement de terre de Wenchuan en 2008.Les rumeurs qui circulaient dans la province du Shanxi au début de l'année 2010 ont non seulement déclenché une panique généralisée, mais ont également poussé des milliers de personnes, dans des dizaines de villes et districts de la province, à quitter leurs maisons et à se rassembler dans les rues en pleine nuit (China Daily, 2010 ;Li, Zhao, 2010 ;Lv, Wang, 2010 ;Wang, Sun, 2010).

    Even after repression against rumor spreaders began, rumors continued to circulate in Xiamen, leading on June 1 to a protest exceeding all the government's predictions.

    “après le début de la répression contre les colporteurs des rumeurs, celles-ci continuèrent à circuler -ce qui déboucha le 1 er juin sur une manifestation dépassant toutes les prévisions du gouvernement.”
    Quote in the paperNot a substantial claim
    • Rests on an assumption: The interview participants' accounts accurately describe their involvement in rumor propagation.
  • May combine two claims.

    Findingreasoning
    § Additional information

    Mobile phone rumors manifest people's discontent with propaganda narratives and the lack of transparency of institutional channels.

    “les rumeurs propagées par téléphonie mobile manifestent le mécontentement des gens vis-à-vis des récits de propagande et du manque de transparence des canaux institutionnels.”
    Quote in the paperSubstantial claim
  • May combine two claims.

    Findingcitation
    § L'intégration›de›la›communication›mobile›dans›les›systèmes›sociaux Avec la généralisation de l'usage de la téléphonie mobile dans la vie quotidienne, les méthodes traditionnelles ou conventionnelles de contrôle de la communication peuvent se révéler inefficaces ou même contre-productives.Sans aucun doute, le gouvernement peut -en usant des pouvoirs dont il a le monopole -réduire nettement la vitesse à laquelle se répand une rumeur, même à l'âge de l'information.Pour parler spécifiquement du contrôle des médias sociaux, la machine de propagande du Parti est capable de bloquer des sites web, de fermer des forums en ligne et même de couper l'accès à Internet 11 afin de faire cesser la propagation de rumeurs.Cependant, les autorités chinoises ont du mal à adopter cette approche (fermer les services) avec les téléphones portables, même si le Parti a conscience que la fermeture des services est le moyen le plus efficace pour canaliser les rumeurs qui se répandent par le biais de téléphones portables (Branigan, 2012 ;Reuters, 2012).La difficulté de mise en œuvre est accentuée par le fait que « les officiels eux-mêmes ont autant de raisons de se contacter entre eux via les services mobiles que les citoyens ordinaires » 12 .Dans le cas de Xiamen, par exemple, les autorités locales furent forcées de rétablir le réseau de télécommunications après une coupure de deux heures visant à empêcher la rumeur de se propager, parce que « beaucoup d'agences gouvernementales se plaignirent du fait qu'elles n'étaient pas en mesure de travailler sans accès aux services de télécommunications » 13 . En outre, le gouvernement s'appuie sur le réseau de télécommunications pour « diffuser les messages de propagande qui démentent les rumeurs » 14 .Couper les services de communication mobile a donc non seulement un coût politique (celui de gêner les campagnes gouvernementales de propagande contre la rumeur), mais pose de plus gros problèmes aux autorités (par la gêne des activités quotidiennes de ceux qui travaillent, etc.).Dans ce contexte, la communication mobile est devenue un moyen efficace, au moins pour les habitants, de contourner la répression -motivée par des raisons politiques -des autorités locales contre les télécommunications, et particulièrement les fermetures d'accès à Internet.

    Les autorités chinoises ont du mal à fermer les services de téléphonie mobile pour canaliser les rumeurs, même si le Parti sait que c'est le moyen le plus efficace.

    “les autorités chinoises ont du mal à adopter cette approche (fermer les services) avec les téléphones portables, même si le Parti a conscience que la fermeture des services est le moyen le plus efficace pour canaliser les rumeurs qui se répandent par le biais de téléphones portables”
    Quote in the paperSubstantial claim0 of 2 sources checked
    • cites Branigan, 2012

      Not checked in the free run.

    • cites Reuters, 2012

      Not checked in the free run.

  • Probably not a substantial claim: may not pass S3 (load-bearing), S4 (based).

    Findingnone given
    § Additional information

    An identical situation was observed in the case of the rumor around a chemical explosion.

    “Une situation rigoureusement identique a été observée dans le cas de la rumeur autour d'une explosion chimique.”
    Quote in the paperNot a substantial claim
  • Probably not a substantial claim: may not pass S4 (based).

    Findingnone given
    § Conclusion

    Mobile communication is perceived as the only platform on which people can express and share their opinions while interacting, to some extent, with one another without government control.

    “La communication mobile est perçue comme la seule plateforme sur laquelle les gens peuvent exprimer et partager leurs opinions, tout en interagissant, dans une certaine mesure, les uns avec les autres sans le contrôle du gouvernement.”
    Quote in the paperNot a substantial claim
  • May combine two claims.

    Interpretationnone given
    § › Résumé

    The low cost and user-friendliness of mobile phones substantially lower the average protest threshold, giving people, especially those without good communication skills, an unprecedented opportunity to organize, coordinate, or participate in resistance.

    “Le bas coût et la facilité d'accès aux téléphones ont considérablement réduit le seuil de protestation et offert aux gens, en particulier ceux sans grandes compétences technologiques, une opportunité inédite d'organisation, de coordination ou de résistance.”
    • Also stated in: § Abstract Cet article constitue une version réécrite du chapitre « Mobile Phone Rumors as Nonviolent Resistance » de ma thèse Mobilized by Mobile Media: How Chinese people use mobile phones to change politics and democracy (Université de Copenhague, 2013).L'auteur remercie les coordinatrices du dossier, Émilie Frenkiel et Simeng Wang, pour leurs commentaires et suggestions qui ont été hautement appréciés.De Boeck Supérieur | Téléchargé le 16/09/2026 sur https://shs.cairn.info(IP: 191.96.147.160)Jun Liu est maître de conférences au Département média, connaissance et communication et au Centre de communication et d'informatique de l'Université de Copenhague au Danemark.Ses domaines de recherche sont la communication, l'information, les technologies de l'information et la sociologie politique.Il a publié des articles dans Mass Communication & Society, Social Movement Studies, Television & New Media, et Acta Sociologica, entre autres revues.Il a obtenu plusieurs distinctions, dont le prix de thèse de la section technologie et politique de l'Association américaine de science politique en 2014, et le prix de la meilleure conférence à la préconférence mobile de l'Association internationale de communication en 2014. Abstract -Rumors and Mobile Phones: Participation and Resistance in Contemporary ChinaThis study examines the characteristics and nature of rumors via mobile communication in contemporary China.By focusing on six case studies along with 50+ in-depth interviews, this study observes that mobile phone-mediated rumors have evolved into a special form of popular resistance at grassroots level.The low-cost and user-friendly mobile device lowers the average protest threshold, creating an unprecedented opportunity for people, especially those without good communication skills, to organize, coordinate, or participate in resistance.The mutual visibility through a guanxi-embedded mobile network greatly increases both the credibility of information and a sense of security for participation.Additionally, the synchronous mobile communication builds up rumor discourse and converts it into resistance in a very short amount of time.As a new kind of contentious politics, rumor dissemination via mobile phones shows opposition to government censorship and control of communications, and, most importantly, resistance against the use of the accusation of "rumor" by authorities to stifle any voices of dissent.By using the case of mobile rumors, this study also aims to broaden understanding of (political) participation in contemporary China. Les rumeurs et la téléphonie mobile : participation et résistance dans la Chine contemporaine 1 ›› › Jun›Liu›(traduction›:›David›Rochefort) « La rumeur est une prise de parole spontanée » (Kapferer, 1990, p. 14). · plain
      “The low-cost and user-friendly mobile device lowers the average protest threshold, creating an unprecedented opportunity for people, especially those without good communication skills, to organize, coordinate, or participate in resistance.”
    Quote in the paperNot a substantial claim
    • Rests on an assumption: The six case studies are representative of mobile phone rumor phenomena in contemporary China.
  • Probably not a substantial claim: may not pass S3 (load-bearing). May combine two claims.

    Premisecitation
    § › Résumé

    According to a Chinese Academy of Social Sciences report, 6 out of 10 WeChat users have encountered rumors, and more than 2.1 million rumors are deleted there each day.

    “D'après un rapport de l'Académie chinoise des sciences sociales, 6 utilisateurs sur 10 de WeChat ont été confrontés à des rumeurs, et plus de 2,1 millions de « rumeurs » y sont effacées chaque jour (Guan et al., 2016).”
    Quote in the paperNot a substantial claim0 of 1 sources checked
    • cites Guan et al., 2016

      Not checked in the free run.

  • May combine two claims.

    Premisecitation
    § › Résumé

    Chinese authorities strive to crack down on rumor spreaders and prevent rumor diffusion, especially via the Internet and mobile phones, in order to stifle dissent and ensure the regime's political stability.

    “D'un côté, les autorités s'efforcent de sévir contre ceux qui colportent des rumeurs et d'empêcher leur diffusion, en particulier via Internet et les téléphones portables, afin d'étouffer toute contestation et d'assurer la stabilité politique du régime (par ex . Endeshaw, 2004, p. 50, 55, notes 26, 33 ;Ng, 2015).”
    Quote in the paperSubstantial claim0 of 2 sources checked
    • cites Endeshaw, 2004

      Not checked in the free run.

    • cites Ng, 2015

      Not checked in the free run.

  • May combine two claims.

    Premisecitation
    § › Résumé

    Rumors emerge frequently, propagated by mobile phones and the Internet; they transform the country into a People's Republic of Rumors, aggravating social tensions and giving rise to collective actions in recent years.

    “Des rumeurs émergent fréquemment, propagées par les téléphones portables et par Internet ; celles-ci transforment le pays en « République populaire des rumeurs » (Larson, 2011), aggravant les tensions sociales et donnant naissance, ces dernières années, à des actions collectives (Chen, Pan, 2006 ;Ding, 2008 ;Ma, 2008 ;Tai, Sun, 2011).”
    Quote in the paperSubstantial claim0 of 3 sources checked
    • cites Larson, 2011

      Not checked in the free run.

    • cites Chen, Pan, 2006

      Not checked in the free run.

    • cites Ding, 2008

      Not checked in the free run.

  • Probably not a substantial claim: may not pass S3 (load-bearing), S4 (based).

    Premisereasoning
    § › Résumé

    To justify these measures, the government insists on the false, invented, defamatory and irrational nature of rumors.

    “Pour garantir la légitimité de ces mesures, le gouvernement insiste sur la nature fausse, inventée, diffamatoire et irrationnelle des rumeurs.”
    Quote in the paperNot a substantial claim
  • May combine two claims.

    Interpretationreasoning
    § › Résumé

    Rumor dissemination via mobile phones, as a new kind of contentious politics, shows opposition to government censorship and control of communications, and resistance against authorities' use of the accusation of rumor to stifle voices of dissent.

    “La diffusion de rumeurs par téléphone portable, en tant que nouvelle forme de politique conflictuelle, met en évidence l'opposition à la censure gouvernementale et au contrôle des communications, ainsi que la résistance à l'usage par les autorités des accusations de colporter des rumeurs pour faire taire toute voix divergente.”
    Quote in the paperSubstantial claim
    • Rests on an assumption: The six case studies are representative of mobile phone rumor phenomena in contemporary China.
  • May combine two claims.

    Interpretationreasoning
    § › Résumé

    Synchronous mobile communication builds up rumor discourse and converts it into resistance in a very short amount of time.

    “De plus, la communication mobile synchronique permet l'accumulation des discours de la rumeur, qui devient alors très rapidement résistance.”
    • Also stated in: § Abstract Cet article constitue une version réécrite du chapitre « Mobile Phone Rumors as Nonviolent Resistance » de ma thèse Mobilized by Mobile Media: How Chinese people use mobile phones to change politics and democracy (Université de Copenhague, 2013).L'auteur remercie les coordinatrices du dossier, Émilie Frenkiel et Simeng Wang, pour leurs commentaires et suggestions qui ont été hautement appréciés.De Boeck Supérieur | Téléchargé le 16/09/2026 sur https://shs.cairn.info(IP: 191.96.147.160)Jun Liu est maître de conférences au Département média, connaissance et communication et au Centre de communication et d'informatique de l'Université de Copenhague au Danemark.Ses domaines de recherche sont la communication, l'information, les technologies de l'information et la sociologie politique.Il a publié des articles dans Mass Communication & Society, Social Movement Studies, Television & New Media, et Acta Sociologica, entre autres revues.Il a obtenu plusieurs distinctions, dont le prix de thèse de la section technologie et politique de l'Association américaine de science politique en 2014, et le prix de la meilleure conférence à la préconférence mobile de l'Association internationale de communication en 2014. Abstract -Rumors and Mobile Phones: Participation and Resistance in Contemporary ChinaThis study examines the characteristics and nature of rumors via mobile communication in contemporary China.By focusing on six case studies along with 50+ in-depth interviews, this study observes that mobile phone-mediated rumors have evolved into a special form of popular resistance at grassroots level.The low-cost and user-friendly mobile device lowers the average protest threshold, creating an unprecedented opportunity for people, especially those without good communication skills, to organize, coordinate, or participate in resistance.The mutual visibility through a guanxi-embedded mobile network greatly increases both the credibility of information and a sense of security for participation.Additionally, the synchronous mobile communication builds up rumor discourse and converts it into resistance in a very short amount of time.As a new kind of contentious politics, rumor dissemination via mobile phones shows opposition to government censorship and control of communications, and, most importantly, resistance against the use of the accusation of "rumor" by authorities to stifle any voices of dissent.By using the case of mobile rumors, this study also aims to broaden understanding of (political) participation in contemporary China. Les rumeurs et la téléphonie mobile : participation et résistance dans la Chine contemporaine 1 ›› › Jun›Liu›(traduction›:›David›Rochefort) « La rumeur est une prise de parole spontanée » (Kapferer, 1990, p. 14). · plain
      “Additionally, the synchronous mobile communication builds up rumor discourse and converts it into resistance in a very short amount of time.”
    Quote in the paperSubstantial claim
    • Rests on an assumption: The six case studies are representative of mobile phone rumor phenomena in contemporary China.
  • Classified as probably not a substantial claim. May combine two claims.

    Premisecitation
    § La›rumeur›et›les›médias›numériques›en›Chine›:›méthodes›de›recherche› et›cas›pratiques Suivant la définition de Shibutani, nous étudions la rumeur comme une communication non officielle et comme une forme d'action collective, en prenant six exemples de rumeurs propagées par téléphone portable dans la Chine contemporaine.En ce qui concerne le choix des méthodes, certaines critiques affirment que les recherches effectuées en laboratoire sur les rumeurs sont éloignées des circonstances réelles, qu'elles fournissent une description moins précise du processus de propagation d'une rumeur.Par exemple, Peterson et Gist (1951, p. 161) font remarquer que : « Il est très peu probable que les problèmes méthodologiques [de l'étude des rumeurs] puissent être résolus en appliquant les procédures orthodoxes de simplification et de contrôle utilisées dans la psychologie expérimentale.Les contingences méthodologiques éloignent tellement l'objet de son contexte que les résultats ne se rapportent plus à la rumeur, mais juste à la perception, à la mémoire et au souvenir ».De la même façon, Bordia et DiFonzo (2002) critiquent le manque d'attention porté au contexte socioculturel dans l'approche psychologique de l'étude des rumeurs, en défendant une approche contextualiste pour décortiquer la rumeur dans un groupe ou une société spécifiques (voir aussi, Rosnow, 1988).Par conséquent, Shibutani défend l'« approche situationnelle » : « Si les rumeurs sont considérées comme une improvisation coopérative des interprétations, il est évident qu'elles ne peuvent être étudiées de manière fructueuse hors des contextes sociaux au sein desquels elles apparaissent.Elles ne sont pas des informations isolées, mais des phases d'un processus d'adaptation inclusif, et l'analyse du seul contenu symbolique a peu de chance de conduire à une compréhension adéquate.Une reconnaissance de toute rumeur demande une connaissance des sensibilités partagées par les gens et de la manière selon laquelle ils se mobilisent pour agir.» (Shibutani, 1966, p. 23) Notre étude adopte cette « approche situationnelle » pour analyser la propagation des rumeurs dans la Chine contemporaine.Afin d'arriver à une compréhension directe de la propagation de rumeurs dans des configurations naturelles, notre recherche s'appuie sur des entretiens téléphoniques et un travail de terrain mené en Chine entre 2007 et 2011, comprenant des observations de terrain et des entretiens poussés, en face-à-face, avec des participants qui ont été impliqués dans la propagation de « rumeurs » -selon l'expression des autorités.L'observation de terrain vise à apporter une description nuancée des situations de rumeurs : quand la « rumeur » commence-t-elle à se répandre, quels types de messages ont-ils été mis en circulation, combien de personnes ont-elles été touchées par la « rumeur » en termes de couverture médiatique, quand le gouvernement a-t-il commencé à essayer de contrôler la rumeur, avec quelles méthodes, etc. S'appuyant sur le réseau pour recruter des « populations cachées » qui sont difficiles à atteindre avec d'autres stratégies d'échantillonnage (Salganik, Heckathorn, 2004), la stratégie d'échantillonnage en « boule de neige » a été utilisée pour localiser des participants.Canal de communication interpersonnelle de plus en plus indispensable pour les relations sociales, les téléphones mobiles permettent aux individus au sein d'un réseau d'être joints d'une façon relativement simple et directe.Avec cet échantillonnage en « boule de neige » par les connexions mobiles, 85 personnes ont participé à l'étude, parmi lesquelles 54 ont accepté d'être interviewées.Le chercheur a en outre employé cinq assistants pour enregistrer les émergences spontanées et le flux de rumeurs dans une configuration de groupe limitée (par exemple des gens qu'ils connaissent déjà bien), afin de décrire plus précisément le processus de propagation de la rumeur et spécifier son évolution dans une situation naturelle.Les cas pratiques incluent trois types de rumeurs. Le premier type de rumeur déclenche une panique, par exemple celle concernant un tremblement de terre au Shanxi en 2010 (Wang, Sun, 2010) et une explosion chimique à Xiangshui en 2011 (Xinhua, 2011).Parmi les rumeurs concernant des catastrophes naturelles, ce sont celles sur les tremblements de terre qui provoquent les plus grandes paniques en Chine, particulièrement depuis le tremblement de terre de Wenchuan en 2008.Les rumeurs qui circulaient dans la province du Shanxi au début de l'année 2010 ont non seulement déclenché une panique généralisée, mais ont également poussé des milliers de personnes, dans des dizaines de villes et districts de la province, à quitter leurs maisons et à se rassembler dans les rues en pleine nuit (China Daily, 2010 ;Li, Zhao, 2010 ;Lv, Wang, 2010 ;Wang, Sun, 2010).

    Bordia and DiFonzo criticize the lack of attention to sociocultural context in the psychological approach to rumor study and defend a contextualist approach.

    “De la même façon, Bordia et DiFonzo (2002) critiquent le manque d'attention porté au contexte socioculturel dans l'approche psychologique de l'étude des rumeurs, en défendant une approche contextualiste pour décortiquer la rumeur dans un groupe ou une société spécifiques (voir aussi, Rosnow, 1988).”
    Quote in the paperSubstantial claim0 of 2 sources checked
    • cites Bordia et DiFonzo, 2002

      Not checked in the free run.

    • cites Rosnow, 1988

      Not checked in the free run.

  • May combine two claims.

    Interpretationcitation
    § Comment la technologie mobile donne du crédit aux rumeurs Pour comprendre la dynamique des rumeurs propagées par téléphonie mobile dans la Chine contemporaine, nous devons d'abord voir de quelle façon la technologie mobile influence ou modifie la propagation des rumeurs dans le contexte chinois.Nous ne devons pas oublier que le contexte social façonne les technologies tout autant que l'inverse (MacKenzie, Wajcman, 1985 ;Williams, Edge, 1996).Pour comprendre de quelle façon ces deux facteurs influencent la propagation des rumeurs, nous explorons les caractéristiques sociotechniques des médias mobiles à la fois aux niveaux micro et macro.Au niveau macro, ainsi que le défend Winner, « ce qui importe, ce n'est pas la technologie en ellemême, mais le système social ou économique dans lequel elle est intégrée » (Winner, 1986, p. 20).L'intégration de la technologie mobile dans les systèmes sociaux chinois -et en particulier dans le système de propagande -rend plus difficile la fermeture des services de télécommunications afin d'empêcher qu'une rumeur se répande.En outre, la diffusion imprévisible, rapide, spontanée d'une rumeur par communication mobile prend souvent le gouvernement de court.Au niveau micro, l'usager individuel de téléphonie mobile s'engage de façon réflexive dans la « domestication » (Berker et al., 2006) des nouvelles technologies lorsqu'une rumeur se répand.La visibilité mutuelle durant les communications mobiles nourrit une prise de conscience partagée (Shirky, 2011) et encourage les deux parties à agir dans le sens d'un « engagement mutuel reconnu » (Ling, 2008, p. xi) dans la circulation de la rumeur.Dans le même temps, de nouveaux systèmes anti-censure émergent en permanence, offrant aux utilisateurs chinois de téléphonie mobile la possibilité de propager des rumeurs malgré la censure.Dans les faits, les caractéristiques sociotechniques des médias mobiles en Chine compliquent les efforts gouvernementaux visant à contrôler les rumeurs.

    La visibilité mutuelle durant les communications mobiles nourrit une prise de conscience partagée et encourage l'engagement mutuel dans la circulation de la rumeur.

    “La visibilité mutuelle durant les communications mobiles nourrit une prise de conscience partagée (Shirky, 2011) et encourage les deux parties à agir dans le sens d'un « engagement mutuel reconnu » (Ling, 2008, p. xi) dans la circulation de la rumeur.”
    Quote in the paperSubstantial claim0 of 2 sources checked
    • cites Shirky, 2011

      Not checked in the free run.

    • cites Ling, 2008

      Not checked in the free run.

  • Classified as probably not a substantial claim.

    Premisecitation
    § La›rumeur›comme›communication›non›officielle Bien qu'il n'existe pas de consensus dans les sciences humaines et sociales sur la définition d'une rumeur, deux approches globales ont dominé jusqu'à présent.La première traite la rumeur comme un type de message (Berenson, 1952 ;DiFonzo, Bordia, 2007b ;Kapferer, 1990 ;Morin, 1971 ;Peterson, Gist, 1951) ou de proposition (Allport, Postman, 1947 ;Knapp, 1944 ;Rosnow, 1980 ;Rosnow, Fine, 1976), tandis que la seconde considère la rumeur comme une forme d'action collective ou, précisément, de communication (Kapferer, 1990 ;Rosnow, 1988 ;Shibutani, 1966 ;pour une vue d'ensemble, voir Fleub, 1962).La première approche tend à considérer la rumeur comme une information fausse, non vérifiée ou même déformée -ce qui conduit facilement à la considérer comme une fausse information ou même comme de la désinformation (Allport, Postman, 1947 ;Kapferer, 1990 ;Knapp, 1944 ;Rosnow, Fine, 1976 ;Sunstein, 2009).La seconde approche, au contraire, considère la rumeur comme un aspect essentiel du processus collectif de résolution de problème, c'est-à-dire bien plus qu'« une combinaison de mots particulière » (Kapferer, 1990, p. 50 ;Shibutani, 1966, p. 16, 177).Dans son étude sociologique des rumeurs, Shibutani les décrit comme « une forme répétée de communication par laquelle les hommes, pris ensemble dans une situation ambiguë, cherchent à construire une interprétation sensée en mettant en commun leurs ressources intellectuelles » (Shibutani, 1966, p. 17) [en italique dans le texte]. Pour gérer les incertitudes de l'existence quand les canaux formels de communication ne sont pas en mesure de fournir des informations fiables ou nécessaires, les hommes produisent des rumeurs -qui font office d'« informations improvisées » -par « une transaction collective ».Qui plus est, « la transformation du contenu de la rumeur -généralement appelée "distorsion" -fait en réalité partie du processus de développement à travers lequel les hommes recherchent la compréhension et le consensus » (p.16).Dès lors, « la fausseté n'est pas un trait nécessaire de la rumeur » (p.17), et « la rumeur n'est pas tant la distorsion d'une combinaison de mots que ce qui est possédé en commun ».D'après cet argument, « porter son attention sur les mots, c'est mettre l'accent au mauvais endroit » (Shibutani, 1966, p. 16 ;voir aussi Donovan, 2007 ;Pendleton, 1998, p. 70 ; concernant la discussion sur les médias numériques et la rumeur comme « information improvisée », voir Kwon et al., 2016). En considérant la rumeur comme une forme de communication, non seulement on la comprend mieux qu'en la considérant comme un mensonge aux effets délétères, mais on dégage un cadre théorique plus large, qui permet de la comprendre comme une forme d'action collective (par ex., Prasad, 1935) visant à donner du sens à des phénomènes et événements inexpliqués par le biais d'actes de communication.N'étant pas principalement « un acte déviant » (Miller, 2005, De Boeck Supérieur | Téléchargé le 16/09/2026 sur https://shs.cairn.info(IP: 191.96.147.160)p. 505), la rumeur génère plutôt une communication non officielle en dehors du système établi de communication : le soi-disant « canal institutionnel » (Shibutani, 1966, p. 31-62).En conséquence, il faudrait étudier la dynamique des rumeurs (propagées par les nouveaux médias) en tant que communication non officielle.En ce sens, comme le suggère Knapp (1944, p. 28), porter un regard attentif à une rumeur offre une approche prometteuse pour comprendre « la structure profonde de l'opinion publique » dans une société.

    The second approach considers rumor as an essential aspect of the collective problem-solving process, more than a particular combination of words.

    “La seconde approche, au contraire, considère la rumeur comme un aspect essentiel du processus collectif de résolution de problème, c'est-à-dire bien plus qu'« une combinaison de mots particulière » (Kapferer, 1990, p. 50 ;Shibutani, 1966, p. 16, 177).”
    Quote in the paperSubstantial claim0 of 2 sources checked
    • cites Kapferer, 1990

      Not checked in the free run.

    • cites Shibutani, 1966

      Not checked in the free run.

  • Classified as probably not a substantial claim. May combine two claims.

    Premisecitation
    § La›rumeur›et›les›médias›numériques›en›Chine›:›méthodes›de›recherche› et›cas›pratiques Suivant la définition de Shibutani, nous étudions la rumeur comme une communication non officielle et comme une forme d'action collective, en prenant six exemples de rumeurs propagées par téléphone portable dans la Chine contemporaine.En ce qui concerne le choix des méthodes, certaines critiques affirment que les recherches effectuées en laboratoire sur les rumeurs sont éloignées des circonstances réelles, qu'elles fournissent une description moins précise du processus de propagation d'une rumeur.Par exemple, Peterson et Gist (1951, p. 161) font remarquer que : « Il est très peu probable que les problèmes méthodologiques [de l'étude des rumeurs] puissent être résolus en appliquant les procédures orthodoxes de simplification et de contrôle utilisées dans la psychologie expérimentale.Les contingences méthodologiques éloignent tellement l'objet de son contexte que les résultats ne se rapportent plus à la rumeur, mais juste à la perception, à la mémoire et au souvenir ».De la même façon, Bordia et DiFonzo (2002) critiquent le manque d'attention porté au contexte socioculturel dans l'approche psychologique de l'étude des rumeurs, en défendant une approche contextualiste pour décortiquer la rumeur dans un groupe ou une société spécifiques (voir aussi, Rosnow, 1988).Par conséquent, Shibutani défend l'« approche situationnelle » : « Si les rumeurs sont considérées comme une improvisation coopérative des interprétations, il est évident qu'elles ne peuvent être étudiées de manière fructueuse hors des contextes sociaux au sein desquels elles apparaissent.Elles ne sont pas des informations isolées, mais des phases d'un processus d'adaptation inclusif, et l'analyse du seul contenu symbolique a peu de chance de conduire à une compréhension adéquate.Une reconnaissance de toute rumeur demande une connaissance des sensibilités partagées par les gens et de la manière selon laquelle ils se mobilisent pour agir.» (Shibutani, 1966, p. 23) Notre étude adopte cette « approche situationnelle » pour analyser la propagation des rumeurs dans la Chine contemporaine.Afin d'arriver à une compréhension directe de la propagation de rumeurs dans des configurations naturelles, notre recherche s'appuie sur des entretiens téléphoniques et un travail de terrain mené en Chine entre 2007 et 2011, comprenant des observations de terrain et des entretiens poussés, en face-à-face, avec des participants qui ont été impliqués dans la propagation de « rumeurs » -selon l'expression des autorités.L'observation de terrain vise à apporter une description nuancée des situations de rumeurs : quand la « rumeur » commence-t-elle à se répandre, quels types de messages ont-ils été mis en circulation, combien de personnes ont-elles été touchées par la « rumeur » en termes de couverture médiatique, quand le gouvernement a-t-il commencé à essayer de contrôler la rumeur, avec quelles méthodes, etc. S'appuyant sur le réseau pour recruter des « populations cachées » qui sont difficiles à atteindre avec d'autres stratégies d'échantillonnage (Salganik, Heckathorn, 2004), la stratégie d'échantillonnage en « boule de neige » a été utilisée pour localiser des participants.Canal de communication interpersonnelle de plus en plus indispensable pour les relations sociales, les téléphones mobiles permettent aux individus au sein d'un réseau d'être joints d'une façon relativement simple et directe.Avec cet échantillonnage en « boule de neige » par les connexions mobiles, 85 personnes ont participé à l'étude, parmi lesquelles 54 ont accepté d'être interviewées.Le chercheur a en outre employé cinq assistants pour enregistrer les émergences spontanées et le flux de rumeurs dans une configuration de groupe limitée (par exemple des gens qu'ils connaissent déjà bien), afin de décrire plus précisément le processus de propagation de la rumeur et spécifier son évolution dans une situation naturelle.Les cas pratiques incluent trois types de rumeurs. Le premier type de rumeur déclenche une panique, par exemple celle concernant un tremblement de terre au Shanxi en 2010 (Wang, Sun, 2010) et une explosion chimique à Xiangshui en 2011 (Xinhua, 2011).Parmi les rumeurs concernant des catastrophes naturelles, ce sont celles sur les tremblements de terre qui provoquent les plus grandes paniques en Chine, particulièrement depuis le tremblement de terre de Wenchuan en 2008.Les rumeurs qui circulaient dans la province du Shanxi au début de l'année 2010 ont non seulement déclenché une panique généralisée, mais ont également poussé des milliers de personnes, dans des dizaines de villes et districts de la province, à quitter leurs maisons et à se rassembler dans les rues en pleine nuit (China Daily, 2010 ;Li, Zhao, 2010 ;Lv, Wang, 2010 ;Wang, Sun, 2010).

    Laboratory research on rumors is far from real circumstances and provides a less precise description of the process of rumor propagation.

    “En ce qui concerne le choix des méthodes, certaines critiques affirment que les recherches effectuées en laboratoire sur les rumeurs sont éloignées des circonstances réelles, qu'elles fournissent une description moins précise du processus de propagation d'une rumeur.”
    Quote in the paperSubstantial claim
  • Classified as probably not a substantial claim.

    Premisecitation
    § La›rumeur›comme›communication›non›officielle Bien qu'il n'existe pas de consensus dans les sciences humaines et sociales sur la définition d'une rumeur, deux approches globales ont dominé jusqu'à présent.La première traite la rumeur comme un type de message (Berenson, 1952 ;DiFonzo, Bordia, 2007b ;Kapferer, 1990 ;Morin, 1971 ;Peterson, Gist, 1951) ou de proposition (Allport, Postman, 1947 ;Knapp, 1944 ;Rosnow, 1980 ;Rosnow, Fine, 1976), tandis que la seconde considère la rumeur comme une forme d'action collective ou, précisément, de communication (Kapferer, 1990 ;Rosnow, 1988 ;Shibutani, 1966 ;pour une vue d'ensemble, voir Fleub, 1962).La première approche tend à considérer la rumeur comme une information fausse, non vérifiée ou même déformée -ce qui conduit facilement à la considérer comme une fausse information ou même comme de la désinformation (Allport, Postman, 1947 ;Kapferer, 1990 ;Knapp, 1944 ;Rosnow, Fine, 1976 ;Sunstein, 2009).La seconde approche, au contraire, considère la rumeur comme un aspect essentiel du processus collectif de résolution de problème, c'est-à-dire bien plus qu'« une combinaison de mots particulière » (Kapferer, 1990, p. 50 ;Shibutani, 1966, p. 16, 177).Dans son étude sociologique des rumeurs, Shibutani les décrit comme « une forme répétée de communication par laquelle les hommes, pris ensemble dans une situation ambiguë, cherchent à construire une interprétation sensée en mettant en commun leurs ressources intellectuelles » (Shibutani, 1966, p. 17) [en italique dans le texte]. Pour gérer les incertitudes de l'existence quand les canaux formels de communication ne sont pas en mesure de fournir des informations fiables ou nécessaires, les hommes produisent des rumeurs -qui font office d'« informations improvisées » -par « une transaction collective ».Qui plus est, « la transformation du contenu de la rumeur -généralement appelée "distorsion" -fait en réalité partie du processus de développement à travers lequel les hommes recherchent la compréhension et le consensus » (p.16).Dès lors, « la fausseté n'est pas un trait nécessaire de la rumeur » (p.17), et « la rumeur n'est pas tant la distorsion d'une combinaison de mots que ce qui est possédé en commun ».D'après cet argument, « porter son attention sur les mots, c'est mettre l'accent au mauvais endroit » (Shibutani, 1966, p. 16 ;voir aussi Donovan, 2007 ;Pendleton, 1998, p. 70 ; concernant la discussion sur les médias numériques et la rumeur comme « information improvisée », voir Kwon et al., 2016). En considérant la rumeur comme une forme de communication, non seulement on la comprend mieux qu'en la considérant comme un mensonge aux effets délétères, mais on dégage un cadre théorique plus large, qui permet de la comprendre comme une forme d'action collective (par ex., Prasad, 1935) visant à donner du sens à des phénomènes et événements inexpliqués par le biais d'actes de communication.N'étant pas principalement « un acte déviant » (Miller, 2005, De Boeck Supérieur | Téléchargé le 16/09/2026 sur https://shs.cairn.info(IP: 191.96.147.160)p. 505), la rumeur génère plutôt une communication non officielle en dehors du système établi de communication : le soi-disant « canal institutionnel » (Shibutani, 1966, p. 31-62).En conséquence, il faudrait étudier la dynamique des rumeurs (propagées par les nouveaux médias) en tant que communication non officielle.En ce sens, comme le suggère Knapp (1944, p. 28), porter un regard attentif à une rumeur offre une approche prometteuse pour comprendre « la structure profonde de l'opinion publique » dans une société.

    When formal communication channels cannot provide reliable or necessary information, people produce rumors as improvised information through a collective transaction.

    “Pour gérer les incertitudes de l'existence quand les canaux formels de communication ne sont pas en mesure de fournir des informations fiables ou nécessaires, les hommes produisent des rumeurs -qui font office d'« informations improvisées » -par « une transaction collective ».”
    Quote in the paperSubstantial claim0 of 1 sources checked
    • cites Shibutani, 1966

      Not checked in the free run.

  • May combine two claims.

    Interpretationnone given
    § La›rumeur›et›les›médias›numériques›en›Chine›:›méthodes›de›recherche› et›cas›pratiques Suivant la définition de Shibutani, nous étudions la rumeur comme une communication non officielle et comme une forme d'action collective, en prenant six exemples de rumeurs propagées par téléphone portable dans la Chine contemporaine.En ce qui concerne le choix des méthodes, certaines critiques affirment que les recherches effectuées en laboratoire sur les rumeurs sont éloignées des circonstances réelles, qu'elles fournissent une description moins précise du processus de propagation d'une rumeur.Par exemple, Peterson et Gist (1951, p. 161) font remarquer que : « Il est très peu probable que les problèmes méthodologiques [de l'étude des rumeurs] puissent être résolus en appliquant les procédures orthodoxes de simplification et de contrôle utilisées dans la psychologie expérimentale.Les contingences méthodologiques éloignent tellement l'objet de son contexte que les résultats ne se rapportent plus à la rumeur, mais juste à la perception, à la mémoire et au souvenir ».De la même façon, Bordia et DiFonzo (2002) critiquent le manque d'attention porté au contexte socioculturel dans l'approche psychologique de l'étude des rumeurs, en défendant une approche contextualiste pour décortiquer la rumeur dans un groupe ou une société spécifiques (voir aussi, Rosnow, 1988).Par conséquent, Shibutani défend l'« approche situationnelle » : « Si les rumeurs sont considérées comme une improvisation coopérative des interprétations, il est évident qu'elles ne peuvent être étudiées de manière fructueuse hors des contextes sociaux au sein desquels elles apparaissent.Elles ne sont pas des informations isolées, mais des phases d'un processus d'adaptation inclusif, et l'analyse du seul contenu symbolique a peu de chance de conduire à une compréhension adéquate.Une reconnaissance de toute rumeur demande une connaissance des sensibilités partagées par les gens et de la manière selon laquelle ils se mobilisent pour agir.» (Shibutani, 1966, p. 23) Notre étude adopte cette « approche situationnelle » pour analyser la propagation des rumeurs dans la Chine contemporaine.Afin d'arriver à une compréhension directe de la propagation de rumeurs dans des configurations naturelles, notre recherche s'appuie sur des entretiens téléphoniques et un travail de terrain mené en Chine entre 2007 et 2011, comprenant des observations de terrain et des entretiens poussés, en face-à-face, avec des participants qui ont été impliqués dans la propagation de « rumeurs » -selon l'expression des autorités.L'observation de terrain vise à apporter une description nuancée des situations de rumeurs : quand la « rumeur » commence-t-elle à se répandre, quels types de messages ont-ils été mis en circulation, combien de personnes ont-elles été touchées par la « rumeur » en termes de couverture médiatique, quand le gouvernement a-t-il commencé à essayer de contrôler la rumeur, avec quelles méthodes, etc. S'appuyant sur le réseau pour recruter des « populations cachées » qui sont difficiles à atteindre avec d'autres stratégies d'échantillonnage (Salganik, Heckathorn, 2004), la stratégie d'échantillonnage en « boule de neige » a été utilisée pour localiser des participants.Canal de communication interpersonnelle de plus en plus indispensable pour les relations sociales, les téléphones mobiles permettent aux individus au sein d'un réseau d'être joints d'une façon relativement simple et directe.Avec cet échantillonnage en « boule de neige » par les connexions mobiles, 85 personnes ont participé à l'étude, parmi lesquelles 54 ont accepté d'être interviewées.Le chercheur a en outre employé cinq assistants pour enregistrer les émergences spontanées et le flux de rumeurs dans une configuration de groupe limitée (par exemple des gens qu'ils connaissent déjà bien), afin de décrire plus précisément le processus de propagation de la rumeur et spécifier son évolution dans une situation naturelle.Les cas pratiques incluent trois types de rumeurs. Le premier type de rumeur déclenche une panique, par exemple celle concernant un tremblement de terre au Shanxi en 2010 (Wang, Sun, 2010) et une explosion chimique à Xiangshui en 2011 (Xinhua, 2011).Parmi les rumeurs concernant des catastrophes naturelles, ce sont celles sur les tremblements de terre qui provoquent les plus grandes paniques en Chine, particulièrement depuis le tremblement de terre de Wenchuan en 2008.Les rumeurs qui circulaient dans la province du Shanxi au début de l'année 2010 ont non seulement déclenché une panique généralisée, mais ont également poussé des milliers de personnes, dans des dizaines de villes et districts de la province, à quitter leurs maisons et à se rassembler dans les rues en pleine nuit (China Daily, 2010 ;Li, Zhao, 2010 ;Lv, Wang, 2010 ;Wang, Sun, 2010).

    Among natural disaster rumors, earthquake rumors cause the greatest panics in China, especially since the 2008 Wenchuan earthquake.

    “Parmi les rumeurs concernant des catastrophes naturelles, ce sont celles sur les tremblements de terre qui provoquent les plus grandes paniques en Chine, particulièrement depuis le tremblement de terre de Wenchuan en 2008.”
    Quote in the paperNot a substantial claim
  • Probably not a substantial claim: may not pass S2 (checkable).

    Premisecitation
    § La›rumeur›comme›communication›non›officielle Bien qu'il n'existe pas de consensus dans les sciences humaines et sociales sur la définition d'une rumeur, deux approches globales ont dominé jusqu'à présent.La première traite la rumeur comme un type de message (Berenson, 1952 ;DiFonzo, Bordia, 2007b ;Kapferer, 1990 ;Morin, 1971 ;Peterson, Gist, 1951) ou de proposition (Allport, Postman, 1947 ;Knapp, 1944 ;Rosnow, 1980 ;Rosnow, Fine, 1976), tandis que la seconde considère la rumeur comme une forme d'action collective ou, précisément, de communication (Kapferer, 1990 ;Rosnow, 1988 ;Shibutani, 1966 ;pour une vue d'ensemble, voir Fleub, 1962).La première approche tend à considérer la rumeur comme une information fausse, non vérifiée ou même déformée -ce qui conduit facilement à la considérer comme une fausse information ou même comme de la désinformation (Allport, Postman, 1947 ;Kapferer, 1990 ;Knapp, 1944 ;Rosnow, Fine, 1976 ;Sunstein, 2009).La seconde approche, au contraire, considère la rumeur comme un aspect essentiel du processus collectif de résolution de problème, c'est-à-dire bien plus qu'« une combinaison de mots particulière » (Kapferer, 1990, p. 50 ;Shibutani, 1966, p. 16, 177).Dans son étude sociologique des rumeurs, Shibutani les décrit comme « une forme répétée de communication par laquelle les hommes, pris ensemble dans une situation ambiguë, cherchent à construire une interprétation sensée en mettant en commun leurs ressources intellectuelles » (Shibutani, 1966, p. 17) [en italique dans le texte]. Pour gérer les incertitudes de l'existence quand les canaux formels de communication ne sont pas en mesure de fournir des informations fiables ou nécessaires, les hommes produisent des rumeurs -qui font office d'« informations improvisées » -par « une transaction collective ».Qui plus est, « la transformation du contenu de la rumeur -généralement appelée "distorsion" -fait en réalité partie du processus de développement à travers lequel les hommes recherchent la compréhension et le consensus » (p.16).Dès lors, « la fausseté n'est pas un trait nécessaire de la rumeur » (p.17), et « la rumeur n'est pas tant la distorsion d'une combinaison de mots que ce qui est possédé en commun ».D'après cet argument, « porter son attention sur les mots, c'est mettre l'accent au mauvais endroit » (Shibutani, 1966, p. 16 ;voir aussi Donovan, 2007 ;Pendleton, 1998, p. 70 ; concernant la discussion sur les médias numériques et la rumeur comme « information improvisée », voir Kwon et al., 2016). En considérant la rumeur comme une forme de communication, non seulement on la comprend mieux qu'en la considérant comme un mensonge aux effets délétères, mais on dégage un cadre théorique plus large, qui permet de la comprendre comme une forme d'action collective (par ex., Prasad, 1935) visant à donner du sens à des phénomènes et événements inexpliqués par le biais d'actes de communication.N'étant pas principalement « un acte déviant » (Miller, 2005, De Boeck Supérieur | Téléchargé le 16/09/2026 sur https://shs.cairn.info(IP: 191.96.147.160)p. 505), la rumeur génère plutôt une communication non officielle en dehors du système établi de communication : le soi-disant « canal institutionnel » (Shibutani, 1966, p. 31-62).En conséquence, il faudrait étudier la dynamique des rumeurs (propagées par les nouveaux médias) en tant que communication non officielle.En ce sens, comme le suggère Knapp (1944, p. 28), porter un regard attentif à une rumeur offre une approche prometteuse pour comprendre « la structure profonde de l'opinion publique » dans une société.

    Rumor is not so much the distortion of a combination of words as what is possessed in common.

    “et « la rumeur n'est pas tant la distorsion d'une combinaison de mots que ce qui est possédé en commun ».”
    Quote in the paperNot a substantial claim0 of 1 sources checked
    • cites Shibutani, 1966

      Not checked in the free run.

  • Classified as probably not a substantial claim.

    Premisecitation
    § La›rumeur›et›les›médias›numériques›en›Chine›:›méthodes›de›recherche› et›cas›pratiques Suivant la définition de Shibutani, nous étudions la rumeur comme une communication non officielle et comme une forme d'action collective, en prenant six exemples de rumeurs propagées par téléphone portable dans la Chine contemporaine.En ce qui concerne le choix des méthodes, certaines critiques affirment que les recherches effectuées en laboratoire sur les rumeurs sont éloignées des circonstances réelles, qu'elles fournissent une description moins précise du processus de propagation d'une rumeur.Par exemple, Peterson et Gist (1951, p. 161) font remarquer que : « Il est très peu probable que les problèmes méthodologiques [de l'étude des rumeurs] puissent être résolus en appliquant les procédures orthodoxes de simplification et de contrôle utilisées dans la psychologie expérimentale.Les contingences méthodologiques éloignent tellement l'objet de son contexte que les résultats ne se rapportent plus à la rumeur, mais juste à la perception, à la mémoire et au souvenir ».De la même façon, Bordia et DiFonzo (2002) critiquent le manque d'attention porté au contexte socioculturel dans l'approche psychologique de l'étude des rumeurs, en défendant une approche contextualiste pour décortiquer la rumeur dans un groupe ou une société spécifiques (voir aussi, Rosnow, 1988).Par conséquent, Shibutani défend l'« approche situationnelle » : « Si les rumeurs sont considérées comme une improvisation coopérative des interprétations, il est évident qu'elles ne peuvent être étudiées de manière fructueuse hors des contextes sociaux au sein desquels elles apparaissent.Elles ne sont pas des informations isolées, mais des phases d'un processus d'adaptation inclusif, et l'analyse du seul contenu symbolique a peu de chance de conduire à une compréhension adéquate.Une reconnaissance de toute rumeur demande une connaissance des sensibilités partagées par les gens et de la manière selon laquelle ils se mobilisent pour agir.» (Shibutani, 1966, p. 23) Notre étude adopte cette « approche situationnelle » pour analyser la propagation des rumeurs dans la Chine contemporaine.Afin d'arriver à une compréhension directe de la propagation de rumeurs dans des configurations naturelles, notre recherche s'appuie sur des entretiens téléphoniques et un travail de terrain mené en Chine entre 2007 et 2011, comprenant des observations de terrain et des entretiens poussés, en face-à-face, avec des participants qui ont été impliqués dans la propagation de « rumeurs » -selon l'expression des autorités.L'observation de terrain vise à apporter une description nuancée des situations de rumeurs : quand la « rumeur » commence-t-elle à se répandre, quels types de messages ont-ils été mis en circulation, combien de personnes ont-elles été touchées par la « rumeur » en termes de couverture médiatique, quand le gouvernement a-t-il commencé à essayer de contrôler la rumeur, avec quelles méthodes, etc. S'appuyant sur le réseau pour recruter des « populations cachées » qui sont difficiles à atteindre avec d'autres stratégies d'échantillonnage (Salganik, Heckathorn, 2004), la stratégie d'échantillonnage en « boule de neige » a été utilisée pour localiser des participants.Canal de communication interpersonnelle de plus en plus indispensable pour les relations sociales, les téléphones mobiles permettent aux individus au sein d'un réseau d'être joints d'une façon relativement simple et directe.Avec cet échantillonnage en « boule de neige » par les connexions mobiles, 85 personnes ont participé à l'étude, parmi lesquelles 54 ont accepté d'être interviewées.Le chercheur a en outre employé cinq assistants pour enregistrer les émergences spontanées et le flux de rumeurs dans une configuration de groupe limitée (par exemple des gens qu'ils connaissent déjà bien), afin de décrire plus précisément le processus de propagation de la rumeur et spécifier son évolution dans une situation naturelle.Les cas pratiques incluent trois types de rumeurs. Le premier type de rumeur déclenche une panique, par exemple celle concernant un tremblement de terre au Shanxi en 2010 (Wang, Sun, 2010) et une explosion chimique à Xiangshui en 2011 (Xinhua, 2011).Parmi les rumeurs concernant des catastrophes naturelles, ce sont celles sur les tremblements de terre qui provoquent les plus grandes paniques en Chine, particulièrement depuis le tremblement de terre de Wenchuan en 2008.Les rumeurs qui circulaient dans la province du Shanxi au début de l'année 2010 ont non seulement déclenché une panique généralisée, mais ont également poussé des milliers de personnes, dans des dizaines de villes et districts de la province, à quitter leurs maisons et à se rassembler dans les rues en pleine nuit (China Daily, 2010 ;Li, Zhao, 2010 ;Lv, Wang, 2010 ;Wang, Sun, 2010).

    Shibutani defends the situational approach: rumors cannot be fruitfully studied outside the social contexts in which they appear.

    “Par conséquent, Shibutani défend l'« approche situationnelle » : « Si les rumeurs sont considérées comme une improvisation coopérative des interprétations, il est évident qu'elles ne peuvent être étudiées de manière fructueuse hors des contextes sociaux au sein desquels elles apparaissent.”
    Quote in the paperSubstantial claim0 of 1 sources checked
    • cites Shibutani, 1966

      Not checked in the free run.

  • Probably not a substantial claim: may not pass S3 (load-bearing). May combine two claims.

    Premisenone given
    § La›rumeur›comme›communication›non›officielle Bien qu'il n'existe pas de consensus dans les sciences humaines et sociales sur la définition d'une rumeur, deux approches globales ont dominé jusqu'à présent.La première traite la rumeur comme un type de message (Berenson, 1952 ;DiFonzo, Bordia, 2007b ;Kapferer, 1990 ;Morin, 1971 ;Peterson, Gist, 1951) ou de proposition (Allport, Postman, 1947 ;Knapp, 1944 ;Rosnow, 1980 ;Rosnow, Fine, 1976), tandis que la seconde considère la rumeur comme une forme d'action collective ou, précisément, de communication (Kapferer, 1990 ;Rosnow, 1988 ;Shibutani, 1966 ;pour une vue d'ensemble, voir Fleub, 1962).La première approche tend à considérer la rumeur comme une information fausse, non vérifiée ou même déformée -ce qui conduit facilement à la considérer comme une fausse information ou même comme de la désinformation (Allport, Postman, 1947 ;Kapferer, 1990 ;Knapp, 1944 ;Rosnow, Fine, 1976 ;Sunstein, 2009).La seconde approche, au contraire, considère la rumeur comme un aspect essentiel du processus collectif de résolution de problème, c'est-à-dire bien plus qu'« une combinaison de mots particulière » (Kapferer, 1990, p. 50 ;Shibutani, 1966, p. 16, 177).Dans son étude sociologique des rumeurs, Shibutani les décrit comme « une forme répétée de communication par laquelle les hommes, pris ensemble dans une situation ambiguë, cherchent à construire une interprétation sensée en mettant en commun leurs ressources intellectuelles » (Shibutani, 1966, p. 17) [en italique dans le texte]. Pour gérer les incertitudes de l'existence quand les canaux formels de communication ne sont pas en mesure de fournir des informations fiables ou nécessaires, les hommes produisent des rumeurs -qui font office d'« informations improvisées » -par « une transaction collective ».Qui plus est, « la transformation du contenu de la rumeur -généralement appelée "distorsion" -fait en réalité partie du processus de développement à travers lequel les hommes recherchent la compréhension et le consensus » (p.16).Dès lors, « la fausseté n'est pas un trait nécessaire de la rumeur » (p.17), et « la rumeur n'est pas tant la distorsion d'une combinaison de mots que ce qui est possédé en commun ».D'après cet argument, « porter son attention sur les mots, c'est mettre l'accent au mauvais endroit » (Shibutani, 1966, p. 16 ;voir aussi Donovan, 2007 ;Pendleton, 1998, p. 70 ; concernant la discussion sur les médias numériques et la rumeur comme « information improvisée », voir Kwon et al., 2016). En considérant la rumeur comme une forme de communication, non seulement on la comprend mieux qu'en la considérant comme un mensonge aux effets délétères, mais on dégage un cadre théorique plus large, qui permet de la comprendre comme une forme d'action collective (par ex., Prasad, 1935) visant à donner du sens à des phénomènes et événements inexpliqués par le biais d'actes de communication.N'étant pas principalement « un acte déviant » (Miller, 2005, De Boeck Supérieur | Téléchargé le 16/09/2026 sur https://shs.cairn.info(IP: 191.96.147.160)p. 505), la rumeur génère plutôt une communication non officielle en dehors du système établi de communication : le soi-disant « canal institutionnel » (Shibutani, 1966, p. 31-62).En conséquence, il faudrait étudier la dynamique des rumeurs (propagées par les nouveaux médias) en tant que communication non officielle.En ce sens, comme le suggère Knapp (1944, p. 28), porter un regard attentif à une rumeur offre une approche prometteuse pour comprendre « la structure profonde de l'opinion publique » dans une société.

    There is no consensus in the humanities and social sciences on the definition of rumor; two broad approaches have dominated.

    “Bien qu'il n'existe pas de consensus dans les sciences humaines et sociales sur la définition d'une rumeur, deux approches globales ont dominé jusqu'à présent.”
    Quote in the paperNot a substantial claim
  • Classified as probably not a substantial claim. May combine two claims.

    Premisecitation
    § La›rumeur›comme›communication›non›officielle Bien qu'il n'existe pas de consensus dans les sciences humaines et sociales sur la définition d'une rumeur, deux approches globales ont dominé jusqu'à présent.La première traite la rumeur comme un type de message (Berenson, 1952 ;DiFonzo, Bordia, 2007b ;Kapferer, 1990 ;Morin, 1971 ;Peterson, Gist, 1951) ou de proposition (Allport, Postman, 1947 ;Knapp, 1944 ;Rosnow, 1980 ;Rosnow, Fine, 1976), tandis que la seconde considère la rumeur comme une forme d'action collective ou, précisément, de communication (Kapferer, 1990 ;Rosnow, 1988 ;Shibutani, 1966 ;pour une vue d'ensemble, voir Fleub, 1962).La première approche tend à considérer la rumeur comme une information fausse, non vérifiée ou même déformée -ce qui conduit facilement à la considérer comme une fausse information ou même comme de la désinformation (Allport, Postman, 1947 ;Kapferer, 1990 ;Knapp, 1944 ;Rosnow, Fine, 1976 ;Sunstein, 2009).La seconde approche, au contraire, considère la rumeur comme un aspect essentiel du processus collectif de résolution de problème, c'est-à-dire bien plus qu'« une combinaison de mots particulière » (Kapferer, 1990, p. 50 ;Shibutani, 1966, p. 16, 177).Dans son étude sociologique des rumeurs, Shibutani les décrit comme « une forme répétée de communication par laquelle les hommes, pris ensemble dans une situation ambiguë, cherchent à construire une interprétation sensée en mettant en commun leurs ressources intellectuelles » (Shibutani, 1966, p. 17) [en italique dans le texte]. Pour gérer les incertitudes de l'existence quand les canaux formels de communication ne sont pas en mesure de fournir des informations fiables ou nécessaires, les hommes produisent des rumeurs -qui font office d'« informations improvisées » -par « une transaction collective ».Qui plus est, « la transformation du contenu de la rumeur -généralement appelée "distorsion" -fait en réalité partie du processus de développement à travers lequel les hommes recherchent la compréhension et le consensus » (p.16).Dès lors, « la fausseté n'est pas un trait nécessaire de la rumeur » (p.17), et « la rumeur n'est pas tant la distorsion d'une combinaison de mots que ce qui est possédé en commun ».D'après cet argument, « porter son attention sur les mots, c'est mettre l'accent au mauvais endroit » (Shibutani, 1966, p. 16 ;voir aussi Donovan, 2007 ;Pendleton, 1998, p. 70 ; concernant la discussion sur les médias numériques et la rumeur comme « information improvisée », voir Kwon et al., 2016). En considérant la rumeur comme une forme de communication, non seulement on la comprend mieux qu'en la considérant comme un mensonge aux effets délétères, mais on dégage un cadre théorique plus large, qui permet de la comprendre comme une forme d'action collective (par ex., Prasad, 1935) visant à donner du sens à des phénomènes et événements inexpliqués par le biais d'actes de communication.N'étant pas principalement « un acte déviant » (Miller, 2005, De Boeck Supérieur | Téléchargé le 16/09/2026 sur https://shs.cairn.info(IP: 191.96.147.160)p. 505), la rumeur génère plutôt une communication non officielle en dehors du système établi de communication : le soi-disant « canal institutionnel » (Shibutani, 1966, p. 31-62).En conséquence, il faudrait étudier la dynamique des rumeurs (propagées par les nouveaux médias) en tant que communication non officielle.En ce sens, comme le suggère Knapp (1944, p. 28), porter un regard attentif à une rumeur offre une approche prometteuse pour comprendre « la structure profonde de l'opinion publique » dans une société.

    The first approach treats rumor as a type of message or proposition, while the second treats rumor as a form of collective action or, precisely, communication.

    “La première traite la rumeur comme un type de message (Berenson, 1952 ;DiFonzo, Bordia, 2007b ;Kapferer, 1990 ;Morin, 1971 ;Peterson, Gist, 1951) ou de proposition (Allport, Postman, 1947 ;Knapp, 1944 ;Rosnow, 1980 ;Rosnow, Fine, 1976), tandis que la seconde considère la rumeur comme une forme d'action collective ou, précisément, de communication (Kapferer, 1990 ;Rosnow, 1988 ;Shibutani, 1966 ;”
    Quote in the paperSubstantial claim0 of 3 sources checked
    • cites Berenson, 1952

      Not checked in the free run.

    • cites Kapferer, 1990

      Not checked in the free run.

    • cites Shibutani, 1966

      Not checked in the free run.

  • Classified as probably not a substantial claim.

    Premisecitation
    § La›rumeur›comme›communication›non›officielle Bien qu'il n'existe pas de consensus dans les sciences humaines et sociales sur la définition d'une rumeur, deux approches globales ont dominé jusqu'à présent.La première traite la rumeur comme un type de message (Berenson, 1952 ;DiFonzo, Bordia, 2007b ;Kapferer, 1990 ;Morin, 1971 ;Peterson, Gist, 1951) ou de proposition (Allport, Postman, 1947 ;Knapp, 1944 ;Rosnow, 1980 ;Rosnow, Fine, 1976), tandis que la seconde considère la rumeur comme une forme d'action collective ou, précisément, de communication (Kapferer, 1990 ;Rosnow, 1988 ;Shibutani, 1966 ;pour une vue d'ensemble, voir Fleub, 1962).La première approche tend à considérer la rumeur comme une information fausse, non vérifiée ou même déformée -ce qui conduit facilement à la considérer comme une fausse information ou même comme de la désinformation (Allport, Postman, 1947 ;Kapferer, 1990 ;Knapp, 1944 ;Rosnow, Fine, 1976 ;Sunstein, 2009).La seconde approche, au contraire, considère la rumeur comme un aspect essentiel du processus collectif de résolution de problème, c'est-à-dire bien plus qu'« une combinaison de mots particulière » (Kapferer, 1990, p. 50 ;Shibutani, 1966, p. 16, 177).Dans son étude sociologique des rumeurs, Shibutani les décrit comme « une forme répétée de communication par laquelle les hommes, pris ensemble dans une situation ambiguë, cherchent à construire une interprétation sensée en mettant en commun leurs ressources intellectuelles » (Shibutani, 1966, p. 17) [en italique dans le texte]. Pour gérer les incertitudes de l'existence quand les canaux formels de communication ne sont pas en mesure de fournir des informations fiables ou nécessaires, les hommes produisent des rumeurs -qui font office d'« informations improvisées » -par « une transaction collective ».Qui plus est, « la transformation du contenu de la rumeur -généralement appelée "distorsion" -fait en réalité partie du processus de développement à travers lequel les hommes recherchent la compréhension et le consensus » (p.16).Dès lors, « la fausseté n'est pas un trait nécessaire de la rumeur » (p.17), et « la rumeur n'est pas tant la distorsion d'une combinaison de mots que ce qui est possédé en commun ».D'après cet argument, « porter son attention sur les mots, c'est mettre l'accent au mauvais endroit » (Shibutani, 1966, p. 16 ;voir aussi Donovan, 2007 ;Pendleton, 1998, p. 70 ; concernant la discussion sur les médias numériques et la rumeur comme « information improvisée », voir Kwon et al., 2016). En considérant la rumeur comme une forme de communication, non seulement on la comprend mieux qu'en la considérant comme un mensonge aux effets délétères, mais on dégage un cadre théorique plus large, qui permet de la comprendre comme une forme d'action collective (par ex., Prasad, 1935) visant à donner du sens à des phénomènes et événements inexpliqués par le biais d'actes de communication.N'étant pas principalement « un acte déviant » (Miller, 2005, De Boeck Supérieur | Téléchargé le 16/09/2026 sur https://shs.cairn.info(IP: 191.96.147.160)p. 505), la rumeur génère plutôt une communication non officielle en dehors du système établi de communication : le soi-disant « canal institutionnel » (Shibutani, 1966, p. 31-62).En conséquence, il faudrait étudier la dynamique des rumeurs (propagées par les nouveaux médias) en tant que communication non officielle.En ce sens, comme le suggère Knapp (1944, p. 28), porter un regard attentif à une rumeur offre une approche prometteuse pour comprendre « la structure profonde de l'opinion publique » dans une société.

    Falsity is not a necessary trait of rumor.

    “Dès lors, « la fausseté n'est pas un trait nécessaire de la rumeur » (p.17)”
    Quote in the paperSubstantial claim0 of 1 sources checked
    • cites Shibutani, 1966

      Not checked in the free run.

  • Probably not a substantial claim: may not pass S2 (checkable).

    Premisecitation
    § La›rumeur›comme›communication›non›officielle Bien qu'il n'existe pas de consensus dans les sciences humaines et sociales sur la définition d'une rumeur, deux approches globales ont dominé jusqu'à présent.La première traite la rumeur comme un type de message (Berenson, 1952 ;DiFonzo, Bordia, 2007b ;Kapferer, 1990 ;Morin, 1971 ;Peterson, Gist, 1951) ou de proposition (Allport, Postman, 1947 ;Knapp, 1944 ;Rosnow, 1980 ;Rosnow, Fine, 1976), tandis que la seconde considère la rumeur comme une forme d'action collective ou, précisément, de communication (Kapferer, 1990 ;Rosnow, 1988 ;Shibutani, 1966 ;pour une vue d'ensemble, voir Fleub, 1962).La première approche tend à considérer la rumeur comme une information fausse, non vérifiée ou même déformée -ce qui conduit facilement à la considérer comme une fausse information ou même comme de la désinformation (Allport, Postman, 1947 ;Kapferer, 1990 ;Knapp, 1944 ;Rosnow, Fine, 1976 ;Sunstein, 2009).La seconde approche, au contraire, considère la rumeur comme un aspect essentiel du processus collectif de résolution de problème, c'est-à-dire bien plus qu'« une combinaison de mots particulière » (Kapferer, 1990, p. 50 ;Shibutani, 1966, p. 16, 177).Dans son étude sociologique des rumeurs, Shibutani les décrit comme « une forme répétée de communication par laquelle les hommes, pris ensemble dans une situation ambiguë, cherchent à construire une interprétation sensée en mettant en commun leurs ressources intellectuelles » (Shibutani, 1966, p. 17) [en italique dans le texte]. Pour gérer les incertitudes de l'existence quand les canaux formels de communication ne sont pas en mesure de fournir des informations fiables ou nécessaires, les hommes produisent des rumeurs -qui font office d'« informations improvisées » -par « une transaction collective ».Qui plus est, « la transformation du contenu de la rumeur -généralement appelée "distorsion" -fait en réalité partie du processus de développement à travers lequel les hommes recherchent la compréhension et le consensus » (p.16).Dès lors, « la fausseté n'est pas un trait nécessaire de la rumeur » (p.17), et « la rumeur n'est pas tant la distorsion d'une combinaison de mots que ce qui est possédé en commun ».D'après cet argument, « porter son attention sur les mots, c'est mettre l'accent au mauvais endroit » (Shibutani, 1966, p. 16 ;voir aussi Donovan, 2007 ;Pendleton, 1998, p. 70 ; concernant la discussion sur les médias numériques et la rumeur comme « information improvisée », voir Kwon et al., 2016). En considérant la rumeur comme une forme de communication, non seulement on la comprend mieux qu'en la considérant comme un mensonge aux effets délétères, mais on dégage un cadre théorique plus large, qui permet de la comprendre comme une forme d'action collective (par ex., Prasad, 1935) visant à donner du sens à des phénomènes et événements inexpliqués par le biais d'actes de communication.N'étant pas principalement « un acte déviant » (Miller, 2005, De Boeck Supérieur | Téléchargé le 16/09/2026 sur https://shs.cairn.info(IP: 191.96.147.160)p. 505), la rumeur génère plutôt une communication non officielle en dehors du système établi de communication : le soi-disant « canal institutionnel » (Shibutani, 1966, p. 31-62).En conséquence, il faudrait étudier la dynamique des rumeurs (propagées par les nouveaux médias) en tant que communication non officielle.En ce sens, comme le suggère Knapp (1944, p. 28), porter un regard attentif à une rumeur offre une approche prometteuse pour comprendre « la structure profonde de l'opinion publique » dans une société.

    Attention to rumor offers a promising approach to understanding the deep structure of public opinion in a society.

    “En ce sens, comme le suggère Knapp (1944, p. 28), porter un regard attentif à une rumeur offre une approche prometteuse pour comprendre « la structure profonde de l'opinion publique » dans une société.”
    Quote in the paperNot a substantial claim0 of 1 sources checked
    • cites Knapp, 1944

      Not checked in the free run.

  • Classified as probably not a substantial claim.

    Premisecitation
    § La›rumeur›comme›communication›non›officielle Bien qu'il n'existe pas de consensus dans les sciences humaines et sociales sur la définition d'une rumeur, deux approches globales ont dominé jusqu'à présent.La première traite la rumeur comme un type de message (Berenson, 1952 ;DiFonzo, Bordia, 2007b ;Kapferer, 1990 ;Morin, 1971 ;Peterson, Gist, 1951) ou de proposition (Allport, Postman, 1947 ;Knapp, 1944 ;Rosnow, 1980 ;Rosnow, Fine, 1976), tandis que la seconde considère la rumeur comme une forme d'action collective ou, précisément, de communication (Kapferer, 1990 ;Rosnow, 1988 ;Shibutani, 1966 ;pour une vue d'ensemble, voir Fleub, 1962).La première approche tend à considérer la rumeur comme une information fausse, non vérifiée ou même déformée -ce qui conduit facilement à la considérer comme une fausse information ou même comme de la désinformation (Allport, Postman, 1947 ;Kapferer, 1990 ;Knapp, 1944 ;Rosnow, Fine, 1976 ;Sunstein, 2009).La seconde approche, au contraire, considère la rumeur comme un aspect essentiel du processus collectif de résolution de problème, c'est-à-dire bien plus qu'« une combinaison de mots particulière » (Kapferer, 1990, p. 50 ;Shibutani, 1966, p. 16, 177).Dans son étude sociologique des rumeurs, Shibutani les décrit comme « une forme répétée de communication par laquelle les hommes, pris ensemble dans une situation ambiguë, cherchent à construire une interprétation sensée en mettant en commun leurs ressources intellectuelles » (Shibutani, 1966, p. 17) [en italique dans le texte]. Pour gérer les incertitudes de l'existence quand les canaux formels de communication ne sont pas en mesure de fournir des informations fiables ou nécessaires, les hommes produisent des rumeurs -qui font office d'« informations improvisées » -par « une transaction collective ».Qui plus est, « la transformation du contenu de la rumeur -généralement appelée "distorsion" -fait en réalité partie du processus de développement à travers lequel les hommes recherchent la compréhension et le consensus » (p.16).Dès lors, « la fausseté n'est pas un trait nécessaire de la rumeur » (p.17), et « la rumeur n'est pas tant la distorsion d'une combinaison de mots que ce qui est possédé en commun ».D'après cet argument, « porter son attention sur les mots, c'est mettre l'accent au mauvais endroit » (Shibutani, 1966, p. 16 ;voir aussi Donovan, 2007 ;Pendleton, 1998, p. 70 ; concernant la discussion sur les médias numériques et la rumeur comme « information improvisée », voir Kwon et al., 2016). En considérant la rumeur comme une forme de communication, non seulement on la comprend mieux qu'en la considérant comme un mensonge aux effets délétères, mais on dégage un cadre théorique plus large, qui permet de la comprendre comme une forme d'action collective (par ex., Prasad, 1935) visant à donner du sens à des phénomènes et événements inexpliqués par le biais d'actes de communication.N'étant pas principalement « un acte déviant » (Miller, 2005, De Boeck Supérieur | Téléchargé le 16/09/2026 sur https://shs.cairn.info(IP: 191.96.147.160)p. 505), la rumeur génère plutôt une communication non officielle en dehors du système établi de communication : le soi-disant « canal institutionnel » (Shibutani, 1966, p. 31-62).En conséquence, il faudrait étudier la dynamique des rumeurs (propagées par les nouveaux médias) en tant que communication non officielle.En ce sens, comme le suggère Knapp (1944, p. 28), porter un regard attentif à une rumeur offre une approche prometteuse pour comprendre « la structure profonde de l'opinion publique » dans une société.

    The first approach tends to consider rumor as false, unverified or even distorted information, which easily leads to treating it as misinformation or disinformation.

    “La première approche tend à considérer la rumeur comme une information fausse, non vérifiée ou même déformée -ce qui conduit facilement à la considérer comme une fausse information ou même comme de la désinformation (Allport, Postman, 1947 ;Kapferer, 1990 ;Knapp, 1944 ;Rosnow, Fine, 1976 ;Sunstein, 2009).”
    Quote in the paperSubstantial claim0 of 3 sources checked
    • cites Allport, Postman, 1947

      Not checked in the free run.

    • cites Kapferer, 1990

      Not checked in the free run.

    • cites Sunstein, 2009

      Not checked in the free run.

  • May combine two claims.

    Interpretationown data
    § « L'identité-résistance » dans la communication des rumeurs

    Les accusations vigoureuses et les démentis des autorités peuvent s'avérer contre-productifs et amplifient les rumeurs.

    “les accusations vigoureuses et les démentis des autorités peuvent s'avérer contre-productifs ; ils fragilisent leur légitimité dans la lutte contre les rumeurs et, en réalité, les amplifient”
    Quote in the paperSubstantial claim
  • May combine two claims.

    Interpretationreasoning
    § Additional information

    Fear and anxiety worsen through these mobile phone rumors, while discontent and anger against authorities intensify.

    “La peur et l'anxiété s'aggravent à travers ces rumeurs transmises par téléphonie mobile, tandis que le mécontentement et la colère contre les autorités s'intensifient.”
    Quote in the paperNot a substantial claim
    • Rests on an assumption: The Chinese regime is authoritarian.
  • May combine two claims.

    Interpretationcitation
    § L'instantanéité›et›la›diffusion›rapide›de›la›communication

    La communication mobile intégrée au guanxi accroît la probabilité de partager des messages et la crédibilité perçue des informations, même pour la rumeur.

    “Ce processus accroît en particulier la probabilité de partager des messages et la crédibilité perçue des informations, même pour la rumeur (Liu, 2015(Liu, , 2016a)).”
    Quote in the paperSubstantial claim0 of 2 sources checked
    • cites Liu, 2015

      Not checked in the free run.

    • cites Liu, 2016a

      Not checked in the free run.

  • May combine two claims.

    Interpretationreasoning
    § « L'identité-résistance » dans la communication des rumeurs

    La prolifération de rumeurs par communication mobile est plus ou moins portée par les événements, ce qui limite son impact sur la société chinoise à long terme.

    “la prolifération de rumeurs par communication mobile est plus ou moins portée par les événements, ce qui limite de fait son impact sur la société chinoise à long terme”
    Quote in the paperSubstantial claim
  • Probably not a substantial claim: may not pass S1 (asserted).

    Premisecitation
    § Additional information

    There is a deep-rooted belief that the government would never have censored this information if it had nothing to hide or reject.

    “il existe une croyance bien enracinée selon laquelle « le gouvernement n'aurait jamais censuré ces informations s'il n'avait pas eu des choses à cacher ou à rejeter » (Bai, 2010, p. 93).”
    Quote in the paperNot a substantial claim0 of 1 sources checked
    • cites Bai, 2010

      Not checked in the free run.

  • May combine two claims.

    Interpretationreasoning
    § Conclusion

    Mobile communication offers an unprecedented opportunity to people, especially those with limited communication skills, to make their voices heard, to resist and ignore authorities' orders, to disobey, and to carry out uncooperative activities.

    “une opportunité sans précédent aux gens -surtout ceux aux compétences communicationnelles limitées -de faire entendre leur voix, de résister et d'ignorer les ordres des autorités, de désobéir et de mener à bien des activités peu coopératives.”
    Quote in the paperNot a substantial claim
  • Probably not a substantial claim: may not pass S3 (load-bearing), S4 (based). May combine two claims.

    Interpretationreasoning
    § Additional information

    Social discontent never decreased, even after government denials, partly because the denial and even demonization of the rumor coincide with an excessively broad use of the term by authorities in order to retain power.

    “Le mécontentement social n'a jamais baissé, même après les démentis du gouvernement -entre autres parce que le démenti et même la diabolisation de la rumeur coïncident avec un usage excessivement large de ce terme par les autorités dans le but de conserver le pouvoir.”
    Quote in the paperNot a substantial claim
    • Rests on an assumption: The Chinese regime is authoritarian.
  • Probably not a substantial claim: may not pass S4 (based).

    Interpretationreasoning
    § La›rumeur›transmise›par›téléphonie›mobile›et›la›désobéissance›› des›citoyens

    La crédibilité et le crédit accordé aux rumeurs véhiculées par téléphonie mobile trouvent leur origine dans l'échec du gouvernement dans la transparence et la crédibilité.

    “La crédibilité et le crédit accordé aux rumeurs véhiculées par téléphonie mobile trouvent leur origine dans l'échec du gouvernement dans les domaines de la transparence et de la crédibilité.”
    Quote in the paperNot a substantial claim
  • May combine two claims.

    Interpretationreasoning
    § Conclusion

    The diffusion of rumors becomes a force of resistance against hegemonic discourse and official communication control, including the use of the accusation of 'rumor' to stifle dissenting voices and ordinary communication activity.

    “la diffusion de rumeurs se traduit en une force de résistance contre le discours hégémonique et le contrôle de la communication officiels, y compris l'utilisation de l'accusation de « rumeur » pour étouffer toute voix discordante et toute activité de communication ordinaire.”
    Quote in the paperSubstantial claim
    • Rests on an assumption: The Chinese regime is authoritarian.
  • May combine two claims.

    Interpretationreasoning
    § Conclusion

    Les rumeurs transmises par téléphone portable abaissent le seuil de protestation moyen et fournissent un exutoire à des rancœurs longtemps rentrées à l'égard d'un régime autoritaire établi.

    “Les rumeurs transmises par téléphone portable abaissent donc le seuil de protestation moyen, et fournissent un exutoire à des rancœurs longtemps rentrées à l'égard d'un régime autoritaire établi.”
    Quote in the paperNot a substantial claim
40 of 40
  • The paper relies on this without support.

    The six case studies are representative of mobile phone rumor phenomena in contemporary China.

    “Cette enquête, portant sur six cas d'étude et basée sur une cinquantaine d'entretiens approfondis, étudie comment les rumeurs colportées par téléphone portable sont devenues une forme à part entière de résistance populaire.”
    “en prenant six exemples de rumeurs propagées par téléphone portable dans la Chine contemporaine.”
  • The paper relies on this without support.

    The interview participants' accounts accurately describe their involvement in rumor propagation.

    “des entretiens poussés, en face-à-face, avec des participants qui ont été impliqués dans la propagation de « rumeurs » -selon l'expression des autorités.”
    “les entretiens que nous avons menés ont révélé que le gouvernement local avait cherché à convaincre les habitants que ces messages de mobilisation avaient été envoyés par des gens aux « motivations cachées [pour retarder le développement local] ».”
  • The paper relies on this without support.

    Il existe un nombre important de rumeurs transmises par médias en ligne dans la société chinoise aujourd'hui.

    “Étant donné le nombre de rumeurs transmises par médias en ligne dans la société chinoise aujourd'hui”
  • The paper relies on this without support.

    Mobile phone communication in China occurs in a very unified network where everyone knows everyone.

    “Dans le même temps, la communication sur les téléphones portables se fait dans un réseau très uni, où tout le monde connaît tout le monde.”
  • The paper relies on this without support.

    The engagement of a person you already know strongly increases both the credibility of the message and the feeling of security regarding one's own participation.

    “L'engagement d'une personne que vous connaissez déjà augmente fortement à la fois la crédibilité du message et le sentiment de sécurité par rapport à sa propre participation.”
  • The paper relies on this without support.

    The Chinese regime is authoritarian.

    “contre le régime autoritaire”
6 of 6

Self-check

Percentages, sums and reported differences re-computed from the paper’s own numbers.

Each contradiction between two passages listed here was confirmed by an independent check.

  • The paper gives opposite accounts of whose skills mobile participation benefits

    Major

    The résumé says mobile phones especially enable people without strong technological skills to participate. The discussion instead says this form of participation emerges especially for people with strong technological skills.

  • A 2010 source is cited for the 2011 Xiangshui event

    Minor

    The account attributes the speed and scale of the Xiangshui incident to Yu (2010), although the paper dates that incident to February 2011. A source published in 2010 cannot document that later event.

2 of 2

Cites

Flagged first, then by citations

Research works printed but not linked: 12

  1. Berker T., Hartmann M., Punie Y. (dir.), 2006, Domestication of Media and Technology, Maidenhead, Open University Press.
  2. DiFonzo N., Bordia P. (dir.), 2007b, Rumor Psychology: Social and Organizational Approaches, 1re éd., Washington DC, American Psychological Association. · DOI
  3. Jensen K. B., 2010, Media Convergence: The three degrees of network, mass, and interpersonal communication, Londres/New York, Routledge.
  4. MacKenzie D. A., Wajcman J., 1985, The Social Shaping of Technology: How the refrigerator got its hum, Philadelphie, Open University Press.
  5. Qiu J. L., Chan J. M. (dir.), 2011, New Media Events Research [新媒体事件研究], Pékin, Renmin University Press.
  6. Rosnow R.L., Fine G.A., 1976, Rumor and Gossip: The social psychology of hearsay, New York, Elsevier.
  7. Scott J. C., 1985, Weapons of the Weak: Everyday forms of peasant resistance, New Haven, Yale University Press.
  8. Solove D. J., 2007, The Future of Reputation: Gossip, rumor, and privacy on the Internet, New Haven, Yale University Press.
  9. Winner L., 1986, The Whale and The Reactor: A search for limits in an age of high technology, Chicago, University of Chicago Press.
  10. Yang M. H., 1994, Gifts, Favors, and Banquets, Ithaca (NY), Cornell University Press.
  11. Yu J., 2008, « A Review of Anger-Venting Mass Incident » [社会泄愤事件反思], South Wind View [南风窗], 15, p. 20-22.
  12. Žižek S., 2011, « Good Manners in the Age of WikiLeaks », London Review of Books, 33 (2), p. 9-10, http://www.lrb.co.uk/v33/n02/slavoj-zizek/good-manners-in-the-age-of-wikileaks (accès le 06/06/2012).

Authors
Liu, J., & Rochefort, D.
Venue
Participations
Publisher
CAIRN.INFO
Published
2017-09-28
Volume
N° 17
Issue
1
Pages
59-90
ISSN
2034-7650 (ISSN-L)
OpenAlex
W2761207057
Cited by
3
References
38
Citations by year
2024: 1 · 2022: 2
FWCI
0.00
Type
journal article
Language
fr
Open access
Locations
  • Participations (publishedVersion)
  • Research at the University of Copenhagen (University of Copenhagen) (submittedVersion, other-oa)
  • Cairn.info (submittedVersion)
Topics
  • Social Sciences › Communication › Social Media and Politics
  • Social Sciences › Sociology and Political Science › Misinformation and Its Impacts
  • Social Sciences › Political Science and International Relations › China's Socioeconomic Reforms and Governance
Keywords
rumors, mobile devices, public opposition, political participation, guanxi, interpersonal networks, information credibility, state censorship, communication control, protest

About these checks

Registry, retraction, Cites and statistics results are computed, not judged, with one exception: a printed reference that no index lists is read once by a model before it counts as a citation error. Claims are extracted by a model and kept only when their quote appears verbatim in the text; each cited source is then checked, with a model’s help, for whether it says what the claim relies on. Those verdicts can be wrong — read the claim’s quote and the cited source before relying on one.

Claims read by deepseek-v4.1-flash under definition version 3 (extract-v3) on 2026-10-11.

Classified by jev-1.13-20260917 (gold-guideline-v0.2) on 2026-10-11.

Statistics and arithmetic are recomputed, not judged.

Confidence bands are shown only for fields calibrated on our annotated test set. None is calibrated yet, so no band is shown.

What counts as a claim ›How we measure confidence ›How we check this ›

Are you an author, or do you see a problem with this page? Request a review